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  • Dans le cadre d'un programme nommé Kdog et mené à l'Institut Curie, deux chiens ont été dressés à détecter olfactivement le cancer du sein. Après six mois de tests, les animaux ont fait preuve de 100% d'efficacité. Des chiens seront-ils bientôt utilisés pour dépister le cancer chez des patients ? C'est ce que suggèrent les récents résultats dévoilés par l'Institut Curie. Il y a six mois, des scientifiques de cet institut ont lancé un projet inédit nommé Kdog.

    L'objectif : tester la capacité de chiens à détecter de façon précoce le cancer en utilisant leur odorat.  Après une première phase de tests, les résultats semblent particulièrement prometteurs. Les deux chiens testés auraient montré une efficacité de 100% à renifler le cancer du sein. Une thèse à l'origine du projet

     Comme l'explique le Figaro, ce projet est né d'une thèse, celle d'Isabelle Fromantin infirmière et docteur en sciences à l’Institut Curie.

    Sa thèse portait sur les relations entre les bactéries présentes au niveau des plaies tumorales et les composés organiques volatils s'en dégageant.   "L’odeur la plus similaire, c’est celle des cadavres", a expliqué l’infirmière. "Or la police utilise des chiens pour chercher des corps. Ça a été ma première rencontre avec ces animaux", a-t-elle poursuivi.

    Au fil de ses recherches, Isabelle Fromantin a découvert plusieurs travaux portant sur le sujet. Elle a également fait connaissance avec Jacky Experton, éducateur canin, spécialisé dans la détection d'explosifs.  L'homme avait un projet similaire en tête "depuis plusieurs années". Ce qui n'était alors que l’une des hypothèses évoquées dans la thèse d'Isabelle Fromantin est devenu un projet à part entière mêlant des chercheurs de l'Institut Curie et des spécialistes cynophiles.

    Une équipe pluridisciplinaire rejointe par deux malinois, Thor et Nikios. Entrainés à flairer des composés volatils C'est bien connu, les chiens ont une très grande capacité à détecter des odeurs. Avec le cancer, la tâche était toutefois plus complexe. "La difficulté avec les cancers est que l’on ne sait pas quelle odeur on doit enseigner au chien", a commenté pour Le Figaro, Jacky Experton. "Au départ, on ne savait même pas si tous les cancers du sein avaient une odeur commune".

    Grâce à leurs recherches, Isabelle Fromantin et ses collègues ont découvert que c'est bien le cas : le cancer du sein conduirait à la libération de composés odorants très particuliers. Restait maintenant à dresser les chiens à les reconnaître. "Il a fallu adapter l’entraînement par rapport à ce que je connais de la détection d’explosifs", a confié le dresseur des deux malinois.  Pour tester leur capacité, une phase test a été lancée sur une cohorte de 130 femmes volontaires grâce à un financement participatif. Les patients devaient porter contre leur peau une lingette pendant une nuit. Une lingette imprégnée qui a ensuite été présentée aux animaux.

    100% d'efficacité Après six mois de tests, Thor et Nikios ont réussi à renifler un cancer du sein dans 100% des cas.

    Des résultats jugés "très positifs" qui confirment la pertinence du protocole et pourraient donc permettre de passer à l'étape suivante : un essai clinique de plus longue durée et sur une cohorte plus importante. "Il s’agit de prendre en compte un échantillon plus important pour valider la sensibilité du projet Kdog", a précisé l'institut de recherche repris par l'AFP.

    Réalisée cette fois-ci avec quatre chiens différents, l'étude devrait durer trois ans, entre 2018 et 2021, et impliquer une sélection de 1.000 femmes. Elle pourrait ainsi permettre de répondre à de nombreuses questions. En impliquant deux chiens supplémentaires, de race différente et conduits par un autre dresseur, les chercheurs veulent notamment démontrer que leur efficacité de renifleur est indépendant de la race du chien et de son maître.

    Car en effet, à l'heure actuelle, les scientifiques ignorent le secret de Thor et Nikios.

    Vers un dépistage moins invasif et plus précoce du cancer ?   Les deux chiens "ont ce truc un peu magique qui leur permet de discriminer les composés volatils émis par le cancer parmi tous les autres émis par la peau. Mais on ne sait pas ce qu’ils reniflent, ni ce qui fait 'tilt' dans leur tête", a commenté au Figaro Isabelle Fromantin.

    Bien qu'à l'essai, cette méthode de dépistage pourrait présenter de nombreux avantages.  Selon l'Institut Curie, il s'agit en effet d'un dispositif "simple", "non-invasif et peu coûteux". Des qualités qui pourraient permettre d'"étendre ce processus dans les pays en voie de développement [...] où les outils de diagnostic peuvent faire défaut". Surtout, il pourrait offrir un dépistage plus précoce et donc une meilleure prise en charge et une plus grande chance de guérison.

    A l’origine du projet, "il s’agissait de se concentrer sur la nécessité de simplifier le diagnostic du cancer du sein", mais face aux excellents résultats, "l’équipe de travail projette sur le long terme d’étendre cette méthode de dépistage à tous les types de cancer, notamment le cancer de l’ovaire", a précisé l'Institut Curie repris par l'AFP. Publié par Émeline Ferard, le 07 mars 2017

    En savoir plus : http://www.maxisciences.com/chien/des-chiens-montrent-100-d-039-efficacite-a-renifler-le-cancer-du-sein_art39276.html
    Copyright © Gentside Découverte

     

    http://www.maxisciences.com/chien/des-chiens-montrent-100-d-039-efficacite-a-renifler-le-cancer-du-sein_art39276.html

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  • Résultat de recherche d'images pour "joyeuses fetes de fin d'année 2018"

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  • Résumé : La disparition des feux tricolores et donc des systèmes de sonorisation dans certaines zones urbaines inquiète les personnes aveugles qui craignent pour leur sécurité. Une politique de guerre à la voiture au détriment des plus vulnérables ? 

    Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 27-12-2017 

    Réagissez à cet article !

    Certains citadins rêvent-ils de la suppression des feux tricolores, donnant la priorité aux piétons sur des passages protégés, dans des zones limitées à 30 km/h avec l'objectif de « favoriser la vigilance des conducteurs » ? Une nouvelle façon de vivre la ville à travers la notion « d'espace public partagé ». Ce système est déjà expérimenté en Hollande ou au Danemark avec une diminution du nombre d'accidents, de blessés et de tués, chacun étant obligé, à l'approche d'un carrefour, de faire attention à autrui. Mais s'il est une catégorie d'usagers qui redoute ce changement, c'est bien celle des personnes aveugles ou malvoyantes. Plus de feux cela signifie plus d'alerte sonore. Une récente expérimentation dans le 14ème arrondissement de Paris a mis le « feu » aux poudres car elle se situe précisément dans le quartier Pernety, autour du centre de formation Forja, dédié… aux personnes aveugles !

    Piétons en danger ?

    Fin novembre 2017, Edouard Ferrero, président de la CFPSAA (Confédération française des personnes aveugles ou amblyopes, regroupant la plupart des associations de personnes déficientes visuelles en France), informait la maire de l'arrondissement de son « inquiétude quant à la suppression généralisée » des feux tricolores, notamment en dehors des zones 30. Dans son courrier, il explique qu'elle « remet en cause le principe d'autonomie des personnes déficientes visuelles et met également en difficulté bon nombre de personnes à mobilité réduite et âgées ». A ce jour, sa demande de rendez-vous est restée sans réponse.

    Une habitante angoissée

    Catherine, une habitante du quartier, malvoyante et malentendante, témoigne de son « presqu'accident du 21 novembre 2017 ». Surprise que sa télécommande de sonorisation ne fonctionne pas, elle s'engage sur le passage piéton sans savoir si un véhicule arrive. « Tout à coup, j'ai aperçu un phare de moto à un mètre de moi. Elle a freiné au dernier moment, avec son conducteur tout aussi perplexe et surpris que moi. J'ai alors crié et un passant est venu à mon secours. » Elle se dit « angoissée » à l'idée de devoir traverser les carrefours de ce quartier dont huit feux ont été désactivés du jour au lendemain sans que la population n'en soit prévenue.

    Point de vue contraire

    Catherine s'indigne que cette « politique de guerre à la voiture » se fasse « au détriment des personnes vulnérables », notamment les enfants à qui on a appris à traverser lorsque le bonhomme passe au vert, les personnes en situation de handicap ou âgées... Selon elle, elles sont « à la merci de chauffards ou conducteurs n'observant pas le code de la route comme il en existe beaucoup à Paris ». Elle réfute ainsi le point de vue de Nathalie, habitante du quartier depuis 20 ans, également non-voyante, qui, elle, « trouve cette initiative très intéressante » et remarque « que les automobilistes sont beaucoup plus respectueux depuis qu'il n'y a pas les feux, regardant beaucoup mieux autour d'eux ! ». L'exception qui confirme la règle ?

    Ailleurs en France

    Paris n'est pas la seule à mener cette politique où, contre toute attente, les feux de signalisation seraient le mauvais allié de la sécurité routière. Plusieurs métropoles françaises, comme Nantes ou Bordeaux, ont décidé de se passer de leurs feux en cœur de ville. Rouen fait, elle aussi, face à un véritable « casse-tête ». Même si l'effet sur le flux automobile semble indéniable, ce nouveau système handicape plus encore les piétons déficients visuels. Sans compter que certaines voitures électriques sont désormais particulièrement silencieuses (article en lien ci-dessous)… « C'est terrible pour nous. Il y a trop de circulation et, quand on ne voit pas, il est difficile de se faufiler entre les voitures comme le ferait un piéton voyant », explique Dominique Lecanu, membre de l'association Valentin Haüy dans les colonnes de Paris Normandie.fr.L'intensité du trafic sur le carrefour perturbe aussi son chien « qui ne sait traverser que bien en ligne ». Depuis, les chauffeurs du tramway qui circule dans la zone expérimentale ont reçu la consigne de faire sonner leur « gong » quand ils identifient sur le trottoir une personne avec une canne ou un chien guide. Mais toutes n'en sont pas équipées !

    La loi du plus fort ?

    La solution alternative serait de remplacer la majorité des feux de signalisation par des carrefours giratoires ; option peu envisageable dans les villes par manque d'espace. « Dans les métropoles, les feux de signalisation restent particulièrement indispensables car ils sont associés à la sécurité des transports en commun (bus ou tramways),explique Aly Adham, président du Syndicat des équipements de la route, dans Les EchosLeur suppression ne tient que dans un monde idéal et encore lointain où chacun se conformerait au code de la route et au respect des règles de civisme. » Pour toute une catégorie d'usagers, ce serait donc faire régner la loi du plus fort et donner la priorité à ceux qui se sentent le moins en danger ?

    https://informations.handicap.fr/art-feux-tricolores-suppression-853-10445.php

     

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  • Stickers Joyeux Noël composé du traîneau du Père Noël tiré par 4 rennes et accompagné du texte Joyeux Noël - http://www.stickhappy.com/stickers-noel/203-stickers-joyeux-noel.html

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  • Qu’est-ce que le syndrome de Gougerot-Sjögren ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren est une maladie auto-immune systémique qui se caractérise par l’association de manifestations touchant certaines glandes notamment lacrymales et salivaires avec une diminution des sécrétions de larmes et de salive réalisant un syndrome sec, et de manifestations systémiques pouvant toucher différents organes. Le syndrome sec entraine souvent une gêne fonctionnelle importante, mais ce sont les atteintes viscérales qui font la gravité de cette maladie.

     

    Combien de personnes en sont atteintes et qui peut être atteint ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren est une maladie rare touchant un peu moins d’un adulte sur 10 000. Les femmes sont 10 fois plus touchées que les hommes, et la maladie s’installe le plus souvent vers la cinquantaine. Elle peut toutefois survenir beaucoup plus tôt dans la vie, entre 20 et 30 ans. Ces formes touchant les sujets jeunes sont souvent plus sévères.

     

    A quoi est-elle due ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren est la conséquence d’une infiltration de certaines glandes et principalement les glandes lacrymales et salivaires par des cellules lymphocytaires. Ceci a pour conséquence une diminution des sécrétions de larmes et de salive avec constitution d’un syndrome sec. Cette infiltration par des lymphocytes peut s’étendre à d’autres organes et notamment les poumons et les reins réalisant des manifestations systémiques extraglandulaires. L’inflammation peut également toucher les articulations ou les petits vaisseaux.

     

    La maladie est-elle contagieuse, mes enfants peuvent-ils l’avoir ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren n’est pas une maladie contagieuse ni une maladie héréditaire. Très rarement, on peut parfois observer plusieurs maladies auto-immunes systémiques dans une même famille laissant supposer l’existence d’un terrain génétique prédisposant.

     

    Quelles sont les manifestations cliniques ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren associe deux ordres de manifestations cliniques : les premières sont la conséquence de l’atteinte des glandes exocrines et notamment salivaires et lacrymales dont les sécrétions diminuent, ce qui est responsable du syndrome sec. Chez 2/3 environ des patients, d’autres organes ou systèmes peuvent être touchés par la maladie. Ces manifestations extraglandulaires caractérisent les formes systémiques du syndrome de Gougerot-Sjögren. Il n’y a aucun parallélisme entre la sévérité du syndrome sec et l’existence ou la gravité des manifestations systémiques. L’expression clinique du syndrome sec prédomine au niveau buccal et ophtalmique mais d’autres glandes exocrines peuvent être atteintes.

     

    Atteinte ophtalmique

    Elle se caractérise par une diminution de la sécrétion de larmes, responsable d’une sensation de corps étranger et de sable intraoculaire, de brûlures ophtalmiques, d’une gêne à la lumière ou à la fixation prolongée d’écran d’ordinateur. Les conjonctives sont parfois rouges et enflammées et cette hyposécrétion lacrymale peut être source de complications ophtalmologiques : blépharite, beaucoup plus rarement ulcérations de la cornée. Cette kératoconjonctivite sèche peut être mise en évidence par un examen ophtalmologique simple, le test de Schirmer qui consiste à insérer dans le cul de sac conjonctival une bandelette de papier filtre graduée, et on considère qu’il existe une hyposécrétion lacrymale si moins de 5 mm de la bandelette a été humecté par les larmes au bout de 5 minutes. D’autres examens utilisant des colorants peuvent être réalisés par un ophtalmologiste pour mettre en évidence des signes de souffrance de la cornée.

     

    Atteinte buccale

    La diminution de la sécrétion de salive se manifeste par une sensation de bouche sèche, pâteuse, gênant parfois l’élocution et la déglutition des aliments secs. Elle oblige le patient à la prise répétée de gorgées de liquide lors des repas, et même parfois la nuit. Cette bouche sèche est parfois douloureuse responsable de brûlures buccales ou linguales. Dans les formes sévères, les muqueuses jugales et linguales sont ternes avec un aspect vernissé, la langue dépapillée, lisse. Tout ceci peut favoriser la survenue de caries précoces et d’infections buccales notamment à candida. La mesure du débit salivaire qui consiste à mesurer dans un verre gradué la quantité de salive que peut émettre le patient en 15 minutes est un moyen simple de quantifier cette hyposécrétion salivaire. On considère qu’elle est pathologique en deçà de 1,5 ml à 15 minutes. Chez environ 20% des patients, cette inflammation chronique des glandes salivaires peut être responsable d’épisodes de fluxion des glandes salivaires principales et notamment de la parotide. Ces tuméfactions peuvent être chroniques, ou au contraire évoluer par poussées successives, parfois douloureuses. Les épisodes de fluxion glandulaire sont en règle un témoin d’évolutivité de la maladie.

    Le syndrome sec peut également concerner les muqueuses nasales, vaginales, et la peau.

     

    Manifestations extraglandulaires systémiques

     

    - La plus fréquente d’entre elles est l’atteinte articulaire qui concerne environ 1 patient sur 2. Il peut s’agir de simples douleurs articulaires touchant surtout les articulations distales de la main. Plus rarement, on peut constater des gonflements de ces articulations, mais au contraire de la polyarthrite rhumatoïde, l’atteinte articulaire du syndrome de Gougerot-Sjögren primitif n’entraine jamais de dégâts articulaires.

    Cette atteinte articulaire est à distinguer des douleurs diffuses articulaires et musculaires dans lesquelles il n’ y a aucune participation inflammatoire, et qui réalisent un tableau très voisin de la fibromyalgie.

    - Le phénomène de Raynaud touche environ 1/3 des patients se traduisant par la survenue de crises de doigts blancs durant quelques minutes lors de l’exposition au froid.

    - L’atteinte de l’appareil respiratoire se caractérise le plus souvent par une trachéobronchite sèche responsable d’une toux chronique, parfois d’une gêne respiratoire ou d’infections broncho-pulmonaires récidivantes. L’atteinte du tissu pulmonaire est beaucoup plus rare survenant chez moins de 10% des patients. Très rarement, elle peut évoluer vers la fibrose pulmonaire.

    - Des atteintes cutanées peuvent survenir et sont de 2 types : le purpura vasculaire se caractérisant par des petites taches rouges liées à l’extravasation des globules rouges hors des petits vaisseaux et qui prédominent le plus souvent au niveau des membres inférieurs. Très exceptionnellement, certains patients peuvent présenter une éruption cutanée du visage ressemblant à celle du lupus érythémateux disséminé.

    - Une atteinte des nerfs périphériques peut survenir chez environ 20% des patients se traduisant le plus souvent par une neuropathie sensitive avec des sensations de fourmillements ou de brûlures au niveau des membres. L’atteinte motrice responsable d’un déficit moteur est beaucoup plus rare. Celle du système nerveux central est très exceptionnelle touchant moins de 5% des patients pouvant réaliser des tableaux cliniques proche de la sclérose en plaques .

    - Enfin, le rein peut également être touché, mais ceci ne concerne qu’environ 5% des patients, avec très rarement une évolution vers l’insuffisance rénale.

     

    La dernière manifestation fréquente, qui avec le syndrome sec, et responsable d’une altération de la qualité de vie des patients, est la fatigue touchant environ 1 patient sur 2, s’accompagnant volontiers de douleurs diffuses de type fibromyalgique. Là encore, il n’y a aucune corrélation entre la sévérité de cette fatigue et la gravité systémique de la maladie.

     

    Quelle est l’évolution de la maladie ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren s’installe et évolue très lentement, si bien que le diagnostic est souvent porté avec retard. Il ne menace que très exceptionnellement le pronostic vital et la survie moyenne des patients atteints ne diffère pas  sensiblement de celle d’une population normale. On peut très schématiquement distinguer 2 formes de la maladie :

    - une forme chronique qui se limite au syndrome sec, à la fatigue et parfois à des douleurs diffuses.

    - Une forme évolutive ou systémique se caractérisant par la survenue au fil des années de plusieurs manifestations extraglandulaires dont certaines peuvent être graves. Ces formes systémiques sévères concernent environ 15% des patients.

    Le lymphome est une autre complication qui peut survenir dans ces formes sévères de la maladie avec une fréquence estimée à 5%. On connaît un certain nombre de facteurs pronostiques qui permettent de cerner les patients qui sont à risque de ces complications graves : ce sont les patients chez qui la maladie apparaît précocement avant la trentaine, présentant des épisodes fréquents de tuméfaction des glandes parotides, volontiers des poussées de purpura, et chez qui on retrouve des anomalies d’examens immunologiques.  Ces malades  justifient d’une surveillance spécialisée régulière.

     

    Comment fait-on le diagnostic ?

     

    Le diagnostic du syndrome de Gougerot-Sjögren repose sur la réunion d’un certain nombre de critères cliniques avec notamment signes subjectifs et objectifs du syndrome sec, et 2 examens complémentaires : la mise en évidence dans le sang d’anticorps très spécifiques de la maladie que sont les anticorps anti-SSA et SSB, et enfin la biopsie de glandes salivaires accessoires, geste anodin consistant à prélever de petites glandes salivaires accessoires au niveau de la face interne de la lèvre inférieure sous anesthésie locale. Cette biopsie met en évidence l’infiltration des glandes salivaires par de très nombreux lymphocytes.

     

    Quels sont les examens complémentaires nécessaires ?

     

    Les examens complémentaires indispensables lors du bilan initial de la maladie sont peu nombreux, se limitent à une prise de sang, à la biopsie de glandes salivaires accessoires, et très souvent d’un examen ophtalmologique pour juger de la sévérité de l’atteinte oculaire. Au cours de l’évolution, et en fonction des symptômes présentés par le patient, d’autres examens complémentaires peuvent être nécessaires comme l’électromyogramme s’il existe des signes d’atteinte des nerfs périphériques, le scanner thoracique en cas de suspicion d’atteinte pulmonaire, IRM cérébrale ou médullaire en cas de suspicion d’atteinte neurologique centrale, très exceptionnellement biopsie rénale ou biopsie de ganglions.

     

    Peut-on prévenir son apparition ou la dépister ?

     

    Il n’est pas possible de prévenir l’apparition du syndrome de Gougerot-Sjögren. Son diagnostic est souvent facile lorsque le syndrome sec est au premier plan de la symptomatologie clinique, mais parfois beaucoup plus difficile lorsque la maladie débute par une atteinte extraglandulaire et que le syndrome sec est peu sévère voire parfois absent.

     

    Existe-t-il des traitements médicamenteux ?

     

    En cas de sécheresse oculaire, il est indispensable de prescrire des substituts lacrymaux dont il existe de nombreuses spécialités notamment à type de gel. Il faut privilégier les produits sans conservateur pour ne pas irriter les conjonctives. Il existe également des substituts salivaires mais d’efficacité discutable. Les sécheresses oculaires sévères peuvent justifier le recours à un collyre à la ciclosporine, mais sa prescription est limitée aux ophtalmologistes des hôpitaux.

    Le seul traitement médicamenteux disponible en France susceptible d’améliorer le syndrome sec est le Chlorhydrate de Pilocarpine. Le médicament commercialisé n’est malheureusement pas remboursé, et on peut prescrire le Chlorhydrate de Pilocarpine sous forme de préparation magistrale qui, dans ces conditions et dans la grande majorité des cas, est prise en charge. Le médicament est souvent bien toléré contre-indiqué seulement dans le glaucome à angle fermé et dans la maladie asthmatique sévère, l’effet secondaire le plus souvent observé étant une hypersudation directement imputable à l’activité du médicament.

    D’autres traitements médicamenteux peuvent être utilisés dans le traitement des manifestations extraglandulaires : les manifestations articulaires se traitent en première intention par les antipaludéens de synthèse (Plaquénil*) nécessitant plus rarement le recours à certains immunosuppresseurs comme le Méthotrexate. On peut soulager le phénomène de Raynaud par la prescription d’inhibiteurs calciques. En cas de tuméfaction douloureuse des parotides, une cure courte de corticoïdes peut être efficace.

    En cas de complication viscérale grave, on peut recourir à la corticothérapie à forte dose, à des médicaments immunosuppresseurs comme le Cyclophosphamide (Endoxan*) ou l’Azathioprine (Imurel*).

    Enfin, une biothérapie utilisée dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde ou  de certains lymphomes (Rituximab, Mabthéra*) peut être proposée dans certaines complications viscérales de la maladie. Ce même médicament fait actuellement l’objet d’essais thérapeutiques dans le syndrome de Gougerot-Sjögren. Ces biothérapies comme les immunosuppresseurs ont comme effets indésirables principaux de favoriser la survenue d’infections qu’il faut prévenir au maximum par la mise à jour des vaccinations.

     

    Existe-t-il d’autres traitements ou mesures que le patient puisse faire ?

     

    Pour améliorer l’inconfort lié à la sécheresse oculaire, le patient doit au maximum éviter tous les facteurs d’irritation externe comme la fumée de tabac, le vent, l’air conditionné… En cas de travail sur écran d’ordinateur, il est conseillé de placer l’écran plus bas que le niveau des yeux. Il faut bien sûr éviter les lentilles de contact.

    Pour éviter les complications de la bouche sèche, une hygiène bucco-dentaire est indispensable avec lavages pluriquotidiens des dents, soins dentaires réguliers. La consommation régulière de chewing-gums ou de bonbons sans sucre permet de stimuler la sécrétion salivaire. La sécheresse nasale peut justifier l’instillation régulière de sérum physiologique. La sécheresse cutanée est combattue par l’utilisation de savons surgras, et de lotions ou de crèmes hydratantes.

     

    Un soutien psychologique est-il nécessaire ?

     

    Comme dans toute maladie chronique, un soutien psychologique est conseillé d’autant que la fatigue, la sécheresse des muqueuses, et les douleurs diffuses altèrent souvent considérablement la qualité de vie.

     

    Quelles sont les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne ?

     

    Là encore, c’est la fatigue qui retentit le plus sur la vie quotidienne et notamment professionnelle des patients. La sécheresse buccale peut être un handicap dans certaines professions où l’expression orale est l’activité prédominante, et la sécheresse oculaire dans les activités de plein air ou sur écran d’ordinateur.

     

    Comment se faire suivre pour la maladie ?

     

    Un suivi spécialisé est vivement recommandé notamment dans les formes systémiques avec atteinte extraglandulaire, et critères d’activité de la maladie. Une surveillance ophtalmologique est également conseillée en cas de sécheresse oculaire sévère, pour prévenir d’éventuelles complications.

     

    Quels sont les signes à connaître qui nécessiteraient de consulter en urgence ?

     

    Le patient doit connaître les manifestations traduisant l’évolutivité de la maladie et pour lesquelles il est conseillé de consulter rapidement : il s’agit notamment des épisodes de gonflement des glandes salivaires et notamment des parotides, d’une poussée de purpura, ou encore l’apparition d’une gêne respiratoire et d’un essoufflement rapide. La survenue de troubles de la sensibilité, cutanée, de fourmillements ou d’un déficit fonctionnel brutal d’un ou de plusieurs membres faisant suspecter une atteinte des nerfs périphériques doit également justifier d’une consultation urgente.

     

    Où en est la recherche ?

     

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren n’échappe pas à la révolution des biothérapies qui ont transformé le traitement de nombreuses maladies systémiques comme la polyarthrite rhumatoïde. De nombreux essais thérapeutiques sont actuellement en cours notamment en France pour juger de l’éventuelle efficacité de ces nouveaux médicaments et bien sûr de leur tolérance, dans le traitement du syndrome de Gougerot-Sjögren.

     

    Y a-t-il des associations de patients ayant cette maladie ?

    L’Association Française du Gougerot-Sjögren et des syndromes secs (adresse postale : AFGS, antenne administrative, 9 rue du Château, 67540 OSTWALD, tél : 03 69 81 43 31, site : www.afgs-syndromes-secs.org) est très active, en organisant notamment une réunion nationale annuelle d’information, et soutenant la recherche scientifique sur la maladie.

     

    Peut-on bénéficier d'une prise en charge à 100 % ?

    Le syndrome de Gougerot-Sjögren n’est pas dans la liste des maladies justifiant d’une prise en charge à 100%. Cependant, une demande de prise en charge pour affection grave hors liste peut être effectuée par le médecin traitant dans les formes avec atteinte systémique sévère et particulièrement quand elles relèvent d’un traitement par immunosuppresseurs ou par biothérapies.

     

    Pour obtenir d’autres informations sur cette maladie, contactez Maladies Rares Info Services au 01 56 53 81 36 (appel non surtaxé) et www.maladiesraresinfo.org

     

    http://www.snfmi.org/content/gougerot-sjogren-syndrome-de

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  • Autosomique

    La transmission est autosomique quand le gène muté est porté par un chromosome non sexuel, de la mère ou du père indifféremment.

    Glucokinase

    Enzyme synthétisée par le foie qui permet la première étape de la transformation du glucose ; elle participe donc au contrôle de la glycémie.

    Acétone

    Déchet provenant de la dégradation des graisses. Il s’élimine par les voies respiratoires et l’urine. L’acétone apparaît quand l’organisme manque d’insuline et ne peut plus utiliser le glucose.

    Acétonurie

    Présence d’acétone dans les urines.

    Acidocétose

    On parle de décompensation du diabète ou d'acidocétose.C’est une complication grave du diabète, pouvant provoquer un coma. Elle survient lorsque l’organisme n’a plus assez d’insuline, et que le sang devient trop acide, à cause de la présence d’acétone. 40% des enfants et des adolescents chez lesquels le diagnostic de diabète de type 1 est posé présentent une acidocétose associée à un coma dans près de 15 % des cas provoquant une hospitalisation en réanimation et parfois même un décès.

    Acidose lactique

    Il s’agit d’une forme particulière d’acidose (acidité trop élevée du sang) due à une accumulation d’acide lactique dans le sang. L’acidose lactique est exceptionnelle et peut survenir chez les patients qui ont un diabète et qui sont traités par des médicaments contenant des biguanides.

    ADO

    Acronyme de anti-diabétiques oraux.
     
     

    Albumine

    Protéine présente dans le plasma sanguin. Elle est excrète en quantité excessive par le rein lors de certaines complications diabétiques (complication du rein appelé néphropathie.)

    Albuminurie

    Présence d’un excès d’albumine dans l’urine. Quand les quantités sont modérées, on parle de micro albuminurie, comprise entre 30 et 300 mg / 24 h. Au-delà, on mesure la protéinurie qui mesure l’albumine, mais aussi d’autres protéines.

    Analogues lents

    Les analogues lents sont des molécules d’insuline qui ont été modifiées de façon à obtenir une action prolongée de meilleure qualité que celle des insulines retard classiques. Durée d’action : 20 à 24 heures.

    Analogues rapides

    Les analogues rapides sont des molécules d’insuline modifiées. Elles agissent après 15 à 30 minutes après avoir été injectées sous la peau. Durée d’action : 3 à 4 heures.

    Angiographie rétinienne

    Méthode d’imagerie médicale consistant à injecter, par voie veineuse, un colorant fluorescent pour examiner les vaisseaux sanguins des yeux et détecter une éventuelle maladie (rétinopathie notamment.)

    Anomalies lipidiques (excès de cholestérol et de triglycérides)

    Excès de graisses dans le sang, souvent associé au diabète et pouvant être majoré par un déséquilibre de celui-ci, caractérisé par une élévation des graisses dans le sang (cholestérol et triglycérides.)Ces anomalies peuvent provoquer des lésions des grosses artères qui peuvent se boucher et provoquer notamment l’angine de poitrine et l’infarctus du myocarde, des accidents vasculaires cérébraux (atteintes des vaisseaux du cou) ou de l’artérite des membres inférieurs (atteintes des vaisseaux des jambes).

    Anticorps anti-GAD

    Dans le cas d’un diabète de type 1. Anticorps qui sont dirigés contre les cellules du pancréas chargées de fabriquer l’insuline (appelées cellules bêta.) On parle de réaction auto-immune.
     

    Antigènes

    Substances contre lesquelles sont dirigés les anticorps.

    Artériosclérose

    Vieillissement normal des artères (dégénérescences fibreuses, lésions des parois internes qui provoquent une rigidité des artères).

    Artérite

    Inflammation des parois des artères causée par un excès de cholestérol, qui peuvent s’obstruer et diminuer l’apport d’oxygène aux tissus.

    Athéromes

    Dépôt dans les artères de gros et moyen calibre, susceptible de modifier ou entraver la circulation sanguine. L’athérome est responsable de la maladie coronaire.  

    Athérosclérose

    Lésions qui apparaissent sur la paroi interne des vaisseaux sanguins et qui résultent de l’accumulation de divers composés du sang , dont les glucides et les lipides en excès.

    Auto Surveillance Glycémique (ASG)

    Mesure par le patient de la glycémie capillaire (sur une goutte de sang) réalisée au moyen d’un lecteur de glycémie.

    Auto-contrôle

    C’est le moyen de surveiller soi-même sa glycémie à l’aide d’appareils de mesure, et d’adapter soi-même son traitement en fonction de la glycémie et des événements de la vie courante (alimentation, activité physique…).
     

    Auto-immun

    Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune où le système immunitaire détruit ses propres cellules, ici les cellules des îlots de Langerhans dans le pancréas. Les cellules qui secrètent de l’insuline.  

    Bicarbonate

    Élément chimique dont le dosage est révélateur de l’acidité du sang.

    Biguanides

    Médicaments abaissant la glycémie des diabétiques de type 2, en diminuant la production de glucose par le foie.

    Bilan rénal

    (cf Albuminurie)

    Cataracte

    Opacification du cristallin par apparition de petits flocons blanchâtres, responsable d’une altération de la vision qui devient trouble et s’obscurcit. Survenant chez un grand nombre de sujets avec l’âge, elle est accélérée par une hyperglycémie chronique et peut survenir prématurément chez les diabétiques.

    Cellules alpha

    Cellules du pancréas, situées dans les îlots de Langerhans comme les cellules bêta, qui produisent du glucagon lorsque la glycémie est trop basse.

    Cellules souches

    Cellules indifférenciées de l’embryon qui n’ont aucune autre fonction particulière que de se multiplier puis se différencier en cellules «spécialisées».

    Cétonémie

    Concentration des corps cétoniques dans le sang.

    Cétonurie

    Présence anormale de corps cétoniques dans les urines. Se rencontre essentiellement au cours de l’acidocétose. Elle est décelée à l’aide de bandelettes d’auto surveillance urinaire.

    Cholestérol

    Substance lipidique nécessaire à la constitution de nos cellules, et à la synthèse de certaines hormones (sexuelles notamment). Il provient de notre alimentation et est fabriqué également par notre organisme. Le cholestérol est véhiculé jusqu’aux cellules par deux types de protéines (LDL dit mauvais cholestérol,  HDL dit bon cholestérol).L’excès de cholestérol est à l’origine de la formation de plaques d’athérome qui bouchent les artères (artériosclérose.)

    Clairance ou clearance

    La clairance d’une substance représente un coefficient d’épuration plasmatique.Cela correspond à la capacité d’un organe à éliminer totalement une substance donnée d’un volume donné de plasma artériel par unité de temps. La clairance totale d’un système est l’addition de la clairance hépatique et la clairance rénale.

    Coma hyper osmolaire

    Appelé improprement «coma hyper glycémique», il se caractérise par une perte de conscience et une déshydratation intense.Il est déclenché par un excès important de sucre dans le sang.

    Coma hypoglycémique

    Perte de conscience, relative à un manque de sucre dans le sang. Il peut être provoqué par une forte dose d’insuline ou après un effort violent. Il se traite par injection de glucagon ou injection de glucose.
     
     

    Complications

    Phénomènes pathologiques qui surviennent au cours d’une maladie, sans lui être spécifiques, au cours d’une maladie et qui l’aggravent généralement.

    Contre-régulation glycémique

    Mécanisme déclenché par le glucagon, une hormone produite par les cellules alpha du pancréas, pour inciter le foie à produire du glucose quand c’est nécessaire.

    Coronaires

    Vaisseaux recouvrant la surface du muscle cardiaque et l’approvisionnant en sang oxygéné.  

    Corps cétoniques

    Substances résultant de la dégradation des graisses, quand par manque d’insuline, l’organisme ne peut utiliser le glucose.L’excès de ces corps dans le sang entraîne un coma. L’acétone est un de ces corps cétoniques.

    Corticoïdes

    Un traitement aux corticoïdes à long terme peut déclencher ou révéler un diabète.

    Créatinine

    La créatinine est une substance constituée d’azote qui provient de la dégradation de la créatine (un des constituants du tissu musculaire). Normalement, la créatinine doit être éliminée par les reins dans les urines.Son dosage permet de surveiller l’évolution de la fonction rénale. Dès que son taux augmente anormalement dans le sang, cela signifie que la fonction rénale (filtration des reins) n’est plus suffisante.Le taux normal de la créatininémie est inférieur à 12mg/l (110 micromol/l).

    définition Diabète gestationnel

    Le diabète se traduit par une glycémie élevée. On le dit gestationnel lorsqu’il survient pendant la grossesse et qu’il disparaît ensuite. Un bon suivi évite des complications pour la mère et l’enfant.
     

    Dextro

    Nom d’une bandelette qui n’existe plus et dont le nom est resté pour signifier la glycémie capillaire. C’est la même situation que «réfrigérateur» et «frigidaire».

    Diabète insulino-dépendant ou Diabète de type 1

    Dit de type 1, appelé aussi diabète maigre ou diabète cétosique, ce diabète est une maladie auto-immune qui survient surtout chez le jeune.Il se caractérise par la destruction des îlots de Langerhans qui fabriquent l’insuline. Ici la sécrétion d’insuline est nulle, et impose des injections quotidiennes d’insuline. Il concerne 5 à 10% des diabétiques.

    Diabète insulino-requérant

    C’est un diabète de type 2 qui nécessite une insulinothérapie car le traitement par antidiabétiques oraux ne suffit plus.

    Diabète Mody

    Maturity Onset Diabetes in the Young ou Diabète de type adulte chez les jeunes. Ce diabète se définit par la découverte d’un diabète non insulinodépendant avant l’âge de 25 ans, survenant dans un contexte familial compatible avec une hérédité autosomale (autosome = chromosome non sexuel) et un membre sur deux de la famille atteint (caractère dominant).Il suffit d’avoir reçu le gène d’un de ses deux parents pour avoir la maladie. On en connaît aujourd’hui 5 types génétiques, classés respectivement en MODY 1, 2, 3, 4, 5.

    Diabète non insulino-dépendant ou Diabète de type 2

    Appelé aussi diabète gras ou diabète de la maturité, ce diabète associe des anomalies de la sécrétion d’insuline à un défaut d’action de l’insuline au niveau des différents organes (les muscles, le tissu adipeux, le foie...).Ces deux anomalies ont une origine génétique en partie, et se révèlent à l’âge adulte, à l’occasion d’une prise de poids ou d’un manque d’activité physique.Il apparaît généralement chez le sujet de plus de 40 ans. Il concerne 90 % à 95 % des diabétiques et tend à se propager du fait des conditions de vie (sédentarité, mauvaise alimentation, excès de poids). Cependant les premiers cas d’adolescents touchés par ce type de diabète apparaissent déjà en France : l’obésité en est la cause.

    Diabète secondaire

    Diabète provoqué par une autre maladie ou par un traitement.

    Dialyse

    Appelée également épuration extrarénale ou rein artificiel. Procédé thérapeutique temporaire ou définitif qui permet d’éliminer les toxines et l’eau dans les reins lorsqu’ils ne peuvent plus assurer leur fonction et pallier ainsi l’insuffisance rénale.
     
    voir la suite sur :
     
    https://www.federationdesdiabetiques.org/information/diabete/dico-du-diabete?lettre=&page=6
     
     
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  • La vitamine D joue un rôle essentiel dans la fixation du calcium par l'organisme. Elle intervient en effet dans le processus d'absorption du calcium et du phosphore par l'intestin, et permet donc de maintenir les os et les dents en bonne santé. Cette vitamine est issue de l'alimentation et est synthétisée par l'épiderme, grâce à l'exposition aux rayons UV du soleil. Mais la carence de vitamine D est très fréquente en France métropolitaine, notamment en fin d’hiver et au début du printemps. Selon l’Étude Nationale Nutrition Santé, 80% des Français seraient en effet concernés. Les déficits sévères sont cependant rares (environ 5%) et concernent surtout les populations vulnérables (faible statut socio-économique, exposition solaire réduite, etc.). 

    Lire la suite...

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  • Une consommation d'alcool responsable tient, entre autres, au nombre de verres standardd'alcool que vous pouvez boire sans nuire à votre santé. 
    Par ailleurs, les habitudes jouent aussi un rôle.
    Qu'entend-on par verres standard ?

    Les hommes adultes :

    • 3 verres standard en moyenne par jour au maximum.
    • 15 verres au maximum par semaine.
    • Avec une abstinence de 1 à 2 jours par semaine. Pour que le corps ait le temps de récupérer et prenne de nouvelles habitudes.
    • Ne buvez jamais plus de 5 verres standard par occasion.

    Femmes adultes :

    Les jeunes :

    • Il vaut mieux ne pas boire d'alcool ou en boire très peu avant vos 16 ans.
    • Les garçons de 16 ans ou plus ne doivent pas boire plus de 2 à 3 verres par occasion et leur consommation doit se limiter à 2 jours par semaine. On évite ainsi la formation d'une habitude hebdomadaire.
    • Les filles de 16 ans ou plus ne doivent pas boire plus de 1 à 2 verres par occasion et leur consommation doit se limiter à 2 jours par semaine. On évite ainsi également la formation d'une habitude hebdomadaire.
    • Pourquoi des normes différentes pour les jeunes ? En savoir plus... »

    Les personnes plus âgées :

    • Les personnes plus âgées sont plus sensibles à l'alcool. Cela tient au processus de vieillissement, mais aussi au fonctionnement plus lent de leur foie et de leurs reins. C'est pourquoi, on a déterminé des limites de consommation plus basses chez les 60-65 ans. 
      Les hommes : max. 2-3 verres par jour ; les femmes 1-2.
    • Il faut aussi faire extrêmement attention à ne pas associer alcool et médicaments. Certains médicaments peuvent, en effet, s'avérer beaucoup plus forts si l'on consomme de l'alcool, alors que d'autres seront au contraire beaucoup moins performants.

    Boire beaucoup en une seule occasion ?

    • Boire 15 verres en une seule occasion, c'est tout autre chose que de boire 15 verres répartis sur 5 jours.
    • Boire plus de 6 verres en une seule occasion sur une courte période (2 heures), c'est ce que l'on appelle le «binge drinking» : cela peut avoir des conséquences physiques très dommageables . Cela augmente aussi souvent le risque de toutes sortes de comportements impulsifs.
    • En savoir plus sur le binge drinking »

    Pour toutes les tranches d'âge :

    https://aide-alcool.be/composer-avec-lalcool

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  • L’alcool se trouve partout: dans les réunions de famille, les pique-niques et même à proximité des terrains de sports. Mais y a-t-il des précautions à prendre quant à la consommation d’alcool pour la personne diabétique ?

    Votre corps et l’alcool

    Les Lignes directrices de pratique clinique 2013 de l’Association canadienne du diabète pour la prévention et le traitement du diabète au Canada recommandent aux personnes diabétiques une consommation d’alcool limitée, basée sur les mêmes recommandations que pour la population générale:

    Femmes :

    • 2 consommations maximum par jour
    • Un maximum de 10 consommations par semaine

    Hommes :

    • 3 consommations maximum par jour
    • Un maximum de 15 consommations par semaine

    Une consommation d’alcool équivaut à :

    • 340 mL (12oz) de bière à 5% d'alcool
    • 140 mL (5 oz) de vin (rouge ou blanc) à 12% d'alcool
    • 85 mL (3 oz) de vin fortifié (ex.: porto) à 20% d'alcool
    • 45 mL (1,5 oz) de spiritueux à 40% d'alcool

    Si vous souffrez d’hypertension, avez un taux élevé de triglycérides dans le sang, des problèmes de foie ou neurologiques, il vaut mieux limiter votre consommation d’alcool.

    En cas de doute, consultez votre médecin pour connaître vos propres limites à ne pas dépasser en matière d'alcool.

    Pas d’alcool le ventre vide!

    Si l’alcool a lui-même un effet hypoglycémiant, c’est parce qu’il empêche le foie de produire du sucre quand les aliments n’en fournissent pas suffisamment. Ce phénomène risque de se produire si l’alcool est consommé seul, en apéritif par exemple.

    La consommation d’alcool combinée avec la prise d’insuline ou de médicaments sécrétagogues de l’insuline* vous place particulièrement à risque d’hypoglycémie.

    Une hypoglycémie dans ces conditions peut être très sérieuse puisque le corps, tant qu’il cuve son vin, ne pourra pas régulariser la glycémie comme il peut le faire normalement. L’hypoglycémie peut même survenir jusqu’à 24 heures plus tard!

    * Sécrétagogues de l’insuline : gliclazide (DiamicronMD et Diamicron MRMD), glimépiride (AmarylMD), glyburide (DiabetaMD), natéglinide (StarlixMD), répaglinide (GlucoNormMD).

    Hypoglycémie: Quelques conseils préventifs pour les personnes à risque

    • Boire l’alcool lentement;
    • Ne jamais boire l’estomac vide;
    • Mesurer sa glycémie plus souvent. Ne pas oublier de le faire au coucher;
    • Prendre une collation supplémentaire au coucher, au besoin pour prévenir l’hypoglycémie nocturne;
    • S’assurer de se lever à l’heure habituelle pour déjeuner le lendemain d’une soirée arrosée;
    • Éviter l’alcool avant, pendant et après une activité physique;
    • Savoir que le glucagon ne pourra corriger une hypoglycémie causée par une prise d’alcool excessive.

    Contenu en glucides et en calories de quelques boissons :

    Type de boissonQuantité
    (une consommation)
    Glucides (g)Énergie (Calories)
    Bière (5% alcool) 340 mL (12 oz) 12 145
    Bière légère (4% alcool) 340 mL (12 oz) 5 100
    Bière sans alcool (0.5% d'alcool) 340 mL (12 oz) 12-18 60-85
    Cognac 45 mL (1,5 oz) 0 115
    Cherry Brandy 45 mL (1,5 oz) 15 125
    Gin, rhum, rye, scotch, vodka, whisky 45 mL (1,5 oz) 0 100
    Vin blanc sec (12% d'alcool) 140 mL (5 oz) 1 95
    Vin mousseux, champagne 140 mL (5 oz) 2 105
    Vin rouge sec (12% d'alcool) 140 mL (5 oz) 2 100
    Vin rosé 140 mL (5 oz) 2 100
    Porto 85 mL (3 oz) 10 130

    Source : Adapté du Manuel de nutrition clinique de l'OPDQ, 2007.

     

    Recherche et rédaction : Julie St-Jean, Diététiste/nutritionniste, Diabète Québec

    Septembre 2014

    Références:

    Educ'alcool. (2014). La modération en quatre chiffres : 2-3-4-0 [En ligne]. Repéré à http://educalcool.qc.ca/alcool-et-vous/sante/la-moderation-en-quatre-chiffres-2-3-4-0/#.U8lxcvl5Ph4 (page consultée septembre 2014)

    Dworatzek P.D. et al. (2013) Thérapie nutritionnelle Dans, Lignes directrices de pratique clinique 2013 pour la prévention et le traitement du diabète au Canada, (Canadian Journal of Diabetes vol 37 p. S409-S421), Association canadienne du diabète.

    https://www.diabete.qc.ca/fr/comprendre-le-diabete/pratique/mises-en-garde/les-boissons

     

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