• Un pot de miel sur trois que vous achetez est frauduleux

    Un pot de miel sur trois que vous achetez est frauduleuxVous pensiez acheter du miel, de préférence bio, d’origine française ? Méfiez-vous : ce qui est dit sur les pots de miel vendus en Europe est faux pour un tiers d’entre eux. Ni toujours bio, ni français, ni même forcément… du miel.

    Ce n’est pas du lard ou du cochon, mais “du miel ou du maïs

    Les députés européens Éric Andrieu, Jean-Paul Denanot, Guillaume Balas, Gilles Pargneaux et Virginie Rozière ont décidé de soulever la question de la fraude qui affecte les producteurs de miel. Ils affirment en introduction de leur question : « Le miel constitue aujourd’hui le troisième produit le plus frelaté dans le monde ».

     

    La Commission européenne a effectivement constaté en testant plus de 2.000 échantillons de miel en 2015 qu’un tiers des pots vendus dans l’UE n’étaient « pas conformes ou soupçonnés de ne pas l’être ». Concrètement : des miels coupés avec du sirop de maïs ou de riz, ou du bio qui n’en est pas. Du miel supposé être “d’origine locale français” mais produit en Hongrie.

    On trouve même sur le marché du miel artificiel, constitué à base de sucre liquide et de pollen. Constat confirmé quelques temps auparavant par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes qui constatait que plus  de 40 % des miels analysés en France étaient soit « non conformes », soit « non satisfaisants ».(1)

    Jusqu’à 44 % de sirop de maïs dans votre “pot de miel”

    La DGCCRF notait d’autres problèmes, tels que la présentation de miels plurifloraux comme issus d’une seule plante, des mentions d’origine erronée, des miels abusivement chauffés, l’absence de date limite d’utilisation optimale (DLUO), des mentions valorisantes (« herbes sauvages ») abusives, l’utilisation également abusive du logotype Indication géographique protégée (IGP) ou d’un label sans en respecter le cahier des charges, ou encore des allégations nutritionnelles et sanitaires non autorisées.

    Alors que la demande en miel croît régulièrement en France et que la production de miel diminue, en raison de la mortalité alarmante des abeilles. Henri Clément, secrétaire général de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) relève pour Les Echos : « L’année dernière, les apiculteurs français ont produit moins de 10.000 tonnes de miel. Dans les années 1990, la production française atteignait encore 30.000 à 32.000 tonnes ». Les importations croissent en conséquence. La France est aujourd’hui le cinquième plus grand importateur mondial.

    Importations françaises de miel

    Le miel arrive de Chine vers l’Allemagne qui centralise et redistribue ensuite le miel à l’Europe toute entière. Malheureusement, il est courant que certains produits arrivent “chinois” et repartent étiquetés “français” ou “espagnols”. Il est toutefois possible pour les spécialistes de détecter cette fraude. En effet, on peut retrouver des traces de pollens de théier dans des miels étiquetés UE, pour un miel sans doute produit en Asie.

    • Chine : 7.200 tonnes
    • Espagne : 6.000 t
    • Ukraine : 3.300
    • Allemagne : 2840 t

    La fraude sur le miel affecte toutefois le monde entier. Les députés européens appellent donc à une révision du règlement sur les denrées alimentaires d’origine animale, la mise en place de technologies d’analyse plus poussées et un renforcement des règles de traçabilité et d’étiquetage au sein du marché intérieur.

     

     

     

    Illustration bannière : Pot de miel © Belish
    Références :

    https://www.consoglobe.com/pot-de-miel-frauduleux-cg?

     

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