• Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Marina Mikhaïlovna Raskova (Раско́ва Мари́на Миха́йловна, 1912 – 1943) est une pilote russe qui s’est illustrée notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Engagée dans l’Armée rouge,  elle a fondé trois régiments d’aviation entièrement féminins, parmi lesquels le 588e NBAP, surnommé « sorcières de la nuit » par les Allemands.

    Première femme navigatrice dans les Soviet Air Forces

    Maria RaskovaFille de la professeure Anna Liubatovitch et du chanteur d’opéra Mikhail Malinine, Marina Mikhaïlovna nait le 28 mars 1912 à Moscou. L’une de ses tantes, Tatyana Liubatovitch, est une célèbre chanteuse. Enfant, Marina se destine, sous l’impulsion de ses parents, à devenir musicienne à son tour. Mais alors qu’elle a sept ans, son père meurt dans un accident et la petite fille, souffrant d’un stress intense, finit par se décider à abandonner la musique.

    Marina se lance alors dans des études de chimie et, après avoir obtenu son diplôme en 1929, se fait embaucher comme chimiste dans une usine de teinture. Elle y rencontre l’ingénieur aéronautique Serguei Raskov, qu’elle épouse rapidement et avec qui elle a une fille, Tatiana ; ils divorceront quelques années plus tard.

    Marina commence alors à s’intéresser à l’aviation. L’année suivant son mariage, elle se fait embaucher par l’Air Force Academy. En 1934, elle devient la première femme navigatrice au sein des Soviet Air Forces (forces aériennes soviétiques). L’année suivante, elle devient pilote diplômée et instructrice, puis pilote d’essais en 1937.

    En 1938, aux côtés de Valentina Grizodoubova et Polina Ossipenko, Marina établit le record de la plus longue distance volée par une femme, en franchissant 5 900 km entre Moscou et Komsomolsk. Forcée de s’éjecter avant la fin du vol – l’avion menaçant de s’écraser et le siège de navigatrice étant plus vulnérable – elle doit survivre 10 jours dans la neige sans eau et presque sans provisions avant de parvenir à retrouver l’avion. En novembre, les trois femmes sont faites héroïnes de l’union soviétique pour cet exploit ; elles sont les premières femmes à recevoir cette distinction.

    Les régiments féminins pendant la Seconde Guerre mondiale

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1941, Marina milite pour que les femmes pilotes soient autorisées à se joindre aux combats. Sans que leur présence soit formellement interdite, leurs candidatures sont en effet fortement découragées. L’aviatrice aurait également utilisé ses connexions personnelles avec Staline pour obtenir la création de régiments féminins. En octobre 1941, Staline ordonne la création du 122° groupe d’aviation, composé exclusivement de femmes (y compris pour les ingénieures et les équipes au sol), composé de trois régiments :
    – le 586° de chasseurs, commandé par Tamara Kazarinova,
    – le 587° de bombardiers, commandé par Marina,
    – le 588° de bombardement nocturne, connu par la suite sous le surnom donné par les Allemandes des « sorcières de la nuit ». Ce régiment, commandé par Yevdokia Bershanskaya, sera le plus décoré des régiments de l’aviation soviétique. 

    Le 4 janvier 1943, alors que Marina convoie deux bombardiers Petliakov Pe-2 vers le front pendant la bataille de Stalingrad, une tempête la surprend et elle s’écrase contre des falaises au bord de la Volga. Aucun membre d’équipage ne survit. Staline ordonne alors des obsèques nationales, et les cendres de Marina Mikhaïlovna Raskova sont placées dans le mur du Kremlin.

    Liens utiles

    Ficke Wikipédia de Marina Mikhaïlovna Raskova (anglais)
    Fiche Wikipédia de Marina Mikhaïlovna Raskova
    Marina Raskova et les femmes pilotes soviétiques durant la guerre 1939-45
    Les Sorcières de la nuit

    https://histoireparlesfemmes.com/2016/05/24/marina-raskova-creatrice-des-sorcieres-de-la-nuit/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Connaissez-vous le rooibos, le chai, ou encore le sobacha ? Ces boissons sont couramment assimilées à des thés. Et pourtant, il ne s’agit pas de "thés" à proprement parlé. Ce sont des boissons sans théine et originaires des quatre coins du monde…

     
     

    remplacer-le-the-wd

    "Thé rouge", "thé de sarrasin", "thé chai"… Ils ont l’apparence du thé et en portent même parfois le nom ! Comme le thé, ils se consomment sous forme d’infusion, peuvent être cueillis et transformés selon les mêmes procédés et leur goût en est parfois proche ! Et pourtant… Il ne s’agit pas de "thés" à proprement dit !

    Les thés, qu’ils soient verts, blancs ou noirs, sont issus des feuilles d’une même plante, le  Camellia Sinensis, couramment appelée le théier. Une plante qui contient naturellement de la théine, un alcaloïde aux vertus dynamisantes et stimulantes. Théine ou caféine… Il s’agit en réalité de la même molécule !

     

    De plus en plus de consommateurs sont à la recherche de boissons alternatives, dépourvues de théine ou caféine. Il existe bien évidemment les tisanes que l’on consomme le plus souvent après diner… Mais quelles sont les autres alternatives ?

    En Afrique du Sud, au Japon ou en Inde, les populations locales ont adopté des boissons chaudes qu’elles assimilent volontiers à des thés, mais sans théine. On prête à ces boissons des vertus dynamisantes, antioxydantes et même diurétiques… Comme le thé !  Alors voyageons aux pays des thés "sans théine"…

    En Afrique du Sud avec le rooibos

    Le rooibos est surnommé le "thé rouge". Mais ne vous fiez pas à cette appellation : il ne contient pas de théine. Il est élaboré à partir de feuilles et fleurs d’un arbuste sud-africain séchées, fermentées puis infusées. "Rooibos" signifie "buisson rougeâtre" en afrikaans. Vous le remarquerez au cours de son infusion, le rooibos dégagera une légère couleur rouge, brune… À la clé : une boisson au goût épicé, proche du thé noir.

    Quelles sont ses vertus? Le rooibos est riche en flavonoïdes qui facilitent la digestion. Il contient également de nombreux minéraux : cuivreferpotassiumcalcium, fluorure, zinc… 
    Riche en zinc, le rooibos aiderait également à traiter les maladies de peau comme l’eczéma.

    Comment le consommer ? Le rooibos peut être consommé tout au long de la journée, chaud, froid ou même glacé ! Vous pouvez y ajouter de fines rondelles de gingembre frais ou encore une rondelle de citron. Aromatisé ou nature…

    Où le trouver ? Dans les boutiques spécialisées,  dans les magasins bio ou dans les épiceries fines.

    Au Japon avec le sobacha

    Le sobacha est une boisson traditionnelle japonaise. En japonais "soba" signifie "sarrasin", et "cha" signifie "thé". Un "thé de sarrasin" ! Pourtant, cette boisson ne contient pas de théine. Le sobacha est obtenu à partir de graines de sarrasin, aussi appelées graines de kasha, torréfiées puis infusées dans de l’eau chaude.

    Quelles sont ses vertus? Le sarrasin est une céréale sans gluten et très digeste, riche en protéines végétales et en nutriments. C’est une excellente source de magnésium et de cuivre.

    Comment le consommer ? Le sobacha peut être bu chaud ou froid.

    Où le trouver ? Certaines boutiques et sites spécialisés proposent à la vente des grains de sarrasin concassés grillés, prêts à être infusées directement dans de l’eau chaude. Vous pouvez également faire torréfier à la poêle des graines de sarrasin décortiquées.

    En Inde avec le chai

    Le chai est une véritable boisson nationale en Inde. En hindi, "chai" signifie "thé". Ce thé indien est traditionnellement élaboré à partir d’un mélange de thé noir, de lait et d’épices : de la cannelle, de la cardamome, du gingembre, des clous de girofle, du poivre noir… Mais il se décline également sans thé, donc sans théine.

    Quelles sont ses vertus? Sa forte teneur en épices en fait une boisson riche en antioxydants, qui boostera votre énergie ainsi que votre système immunitaire.

    Où le trouver ? Dans les boutiques spécialisées,  dans les magasins bio ou dans les épiceries fines.

    Comment le consommer ? Avec ou sans thé, avec ou sans lait… A chacun sa recette de "chai"!

    Des infusions dynamisantes

    Certaines plantes ou racines ont des vertus dynamisantes. Misez sur l’ortie, le romarin, le thym, le gingembre fraichement râpé, la menthe poivrée, ou encore les racines de pissenlit ou de réglisse. Pour une combinaison réussie, associez-les à du citron ou à des épices… Faites infuser dans de l’eau chaude. Vous obtiendrez une boisson réconfortante qui boostera votre énergie !

    Où les trouver ? Vous pouvez également acheter dans le grand commerce et dans les boutiques bio des synergies de plantes aux vertus dynamisantes, en sachet ou en vrac, et de préférence bio.

    Un thé "déthéiné"?

    Petite astuce : vous pouvez facilement "déthéiner" votre thé traditionnel. Il suffit de le laisser infuser environ 30 secondes, de jeter cette eau puis de le faire infuser de nouveau. En effet, plus l’infusion est longue plus le thé sera riche en théine. Ce procédé devrait ainsi éliminer plus de la moitié de la théine, tout en conservant les saveurs de votre thé.

    Charline Delafontaine

    Créé le 07 février 2017

     

    http://www.doctissimo.fr/nutrition/famille-d-aliments/the-et-sante/the-sans-theine

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire
  • Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Les 28 et 29 janvier se tiendra dans la capitale britannique Space to Breathe, une série d’événements culturels et artistiques sur le thème de la pollution de l’air. Si vous êtes dans le coin, allez-y jeter un œil. 

    Mary Poppins in Air Pollution Protest in London over Westminster (©Somersethouse)

     

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    Convention pied diabétique

    Depuis longtemps à l'avant-garde dans le traitement pluri-disciplinaire des affections du pied liées au diabète, notre service a été l'un des premiers centres belges reconnu par l'INAMI comme clinique de référence de 3ème ligne dans le cadre de la convention INAMI du "pied diabétique".

    Qu'est-ce que le "pied diabétique"?

    Le "pied diabétique" désigne l'ensemble des affections atteignant le pied qui sont directement liées aux répercussions du diabète. Celles-ci sont de trois ordres: neurologiques (atteintes des nerfs), artérielles (mauvaise circulation du sang) et infectieuses. Ces affections fragilisent le pied et c'est ainsi que des plaies qui sont souvent secondaires à des traumatismes mineurs (typiquement "le mal perforant") peuvent, si elles ne sont pas rapidement prise en charge, mener à des amputations. Le traitement consiste à décharger efficacement la plaie du poids du corps et à assurer des soins locaux adéquats. Il est également nécessaire d'évaluer le statut vasculaire et de traiter efficacement l'infection.

    La convention du pied diabétique

    Un arrêté royal de 2004 a défini la convention des "cliniques curatives du pied diabétique de troisième ligne". Huit centres francophones ont été reconnus, dont le service d'endocrinologie de l'hôpital Erasme. Ces centres regroupent un diabétologue, un chirurgien (vasculaire, plastique ou orthopédique), un podologue, un infirmier et un chausseur orthopédique qui assurent aussi bien la prévention que le traitement du pied diabétique, dans un cadre pluri-disciplinaire. L'objectif étant de réduire de moitié le nombre d'amputation, le patient devrait y être référé le plus tôt possible afin d'augmenter ses chances de guérison. Aller sur la page de la convention du pied diabétique sur le site de l'INAMI .

    Le dépistage du pied à risque

    Mieux vaut prévenir que guérir... C'est pourquoi notre service accorde une grande importance au dépistage du pied diabétique à risque. Ce dépistage permet de mettre en évidence des complications silencieuses du diabète au niveau des pieds et, le cas échéant, de conseiller le patient afin que toutes les mesures soient prises afin éviter la survenue de plaies dans le futur. Les patients diabétiques sont adressés à la consultation de dépistage du pied diabétique directement par leur médecin traitant ou leur diabétologue. Bien que le dépistage est obligatoire une fois par an pour les patients dans la convention du diabète, il est recommandé de faire des dépistages plus fréquents chez les patients à haut risque (3 ou 4 fois par an). Notre consultation de dépistage est ouverte 4 jours 1/2 par semaine.

    > Prendre rendez-vous en consultation

     

    https://www.erasme.ulb.ac.be/fr/services-de-soins/services-medicaux/endocrinologie/convention-pied-diabetique

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  
    VOIR LA VIDEO SUR  http://www.allodocteurs.fr/

    Les premiers mots de Philippe Croizon après son exploit sur le Dakar

    • Vous venez tout juste de rentrer de Buenos Aires, après avoir terminé la 48e édition du rallye raid Dakar. Vous avez réalisé un exploit, celui d'avoir terminé la course ! C'était une édition très difficile. Quel est votre sentiment aujourd'hui ?

    Philippe Croizon : "Oui, c’était très difficile. Déjà dans la deuxième spéciale je prends une claque monumentale. Le regarder à la télé, c'est une chose, se dire « ouah c’est beau, c’est chouette, c’est un rêve, c’est super, allez on y va », et de le vivre, c’est deux choses totalement différentes. Là, on prend une claque. On se dit « ouah mais qu’est-ce que je fais là ?? », et tous les jours on se demande « qu’est-ce que je fais là ? » et quand c’est terminé on se dit « ah zut c’est déjà fini ! »."

    • Qu'est-ce qui a été le plus dur ? Je sais que vous avez commencé dans un réfrigérateur déjà…

    Philippe Croizon : "Oui, là ça fait peur. La première étape, pas de problème. La deuxième étape on a un problème d’alternateur, plus d’électricité dans la voiture. Et on arrive au check-point 2, je suis allongé dans le camion frigo. Parce que j’arrive au 2e check-point et il fait 66° à l’intérieur de l’habitacle. Je ne me sens vraiment pas bien, j’ai du mal à respirer. On s’arrête et on décide de laisser passer tous les camions parce que c’est vraiment dangereux et je suis vraiment pas bien… Ils me disent « Bon, on va te mettre dans le frigo et ils me balancent dans le camion, et le médecin vient me voir pour voir si tout va bien, il me dit d'aller 45 minutes pour faire redescendre la température »."

    • Qu'est-ce qu’il y avait d’encore plus compliqué pour vous du fait de votre handicap ?

    Philippe Croizon : "Le plus dur c’est vraiment la chaleur, l’humidité. Je suis quelqu’un qui se déshydrate très vite, du fait qu’il manque quelques morceaux, et j’ai eu un choc électrique. Et, aujourd’hui la moindre chaleur que je subis, le corps s’en rappelle donc il met la clim en route, mais il ne sait pas réguler donc il envoie il envoie, il transpire, il transpire… Donc j’ai bu des litres et des litres d'eau, on m’arrosait carrément, dans la combinaison, à chaque fois que je m’arrêtais à un check-point, on me balançait des bouteilles d’eau sur le corps pour le faire refroidir.

    "Je n’ai pas souffert de l‘altitude par rapport à mon copilote. Il a eu mal à la tête, il ne se sentait pas bien. En haut de la Cordillère des Andes, il a voulu sortir pour prendre une photo, il est rentré et a dit « non, je vais me rasseoir » ! Il était cuit."

    • Y avait-il d’autres sportifs handicapés sur la course ?

    Philippe Croizon : "Oui, il y avait d’autres personnes… Il y a un Espagnol en camion qui est paraplégique, il y avait aussi deux autres paraplégiques en voiture. Ca veut dire que ça évolue. La technique avance. Ça veut dire qu’on peut avoir nous aussi des idées, des envies et se dire on peut le faire, alors on y va et on monte une équipe, on avance."

    • Vous avez aussi traversé la Manche à la nage. Quel est le défi le plus difficile ?

    Philippe Croizon : "Pour moi, la Manche, ça restera l’épreuve ultime, l’épreuve qui a changé ma vie, vraiment. En plus ce sont mes deux garçons qui m’avaient découvert après la traversée… Mais le Dakar, ce qui est dur, c’est la concentration : 12 à 13 heures de pilotage en restant concentré sur la piste, à regarder au près, à droite, à gauche… Quand j’arrivais au bivouac le soir, ou dans la nuit, comme une fois à 4h30 du matin, mon copilote éteignait le moteur, et moi je m’éteins. On me sort de la voiture, on me met dans la douche, on me met un plateau repas, et je vais me coucher. Je dors. Trois heures de sommeil, et on repart pour 700 kilomètres."

    • Que faites-vous depuis que vous êtes rentré ? Vous dormez ?

    Philippe Croizon : "Oui, je dors ! Et Suzanna aussi, ma compagne. On est tous les deux à la maison, on travaille un petit peu, on essaie de rattraper les 600 mails en retard. Je fais deux heures et d’un seul coup, je dis « je vais dormir »."

    • Vous avez été extrêmement médiatisé durant tout ce Dakar, il y a eu des articles dans toute la presse. Il n’y a pas eu de jalousie de la part de certains coureurs ?

    Philippe Croizon : "Non. J’ai été voir à peu près tout le monde sur le bivouac, il y avait une bonne ambiance. Après, j’ai peut-être fait un petit peu d’ombre à de grosses écuries. Pour moi, l’essentiel était de vivre mon aventure avec l’équipe, avec tous ceux qui étaient là. C’était encore une fois faire passer un message, dire que tout est possible, que l’impossible c’est juste une seule personne : juste nous."

    • Quel sera votre prochain exploit ?

    Philippe Croizon : "Là, c’était de dormir ! J’ai aimé la course automobile, j’ai aimé le Dakar. Donc, peut-être rendez-vous l’année prochaine. Il y a des pistes qui sont ouvertes, on verra ce que ça va donner."

    • Et l'espace ?

    Philippe Croizon : "Ah là… Si Richard Branson nous entend… Je veux bien être le premier rendu dans l’espace. Tout se tente ! À partir du moment où on a une envie, pourquoi se fixer des limites ?! Quand j’ai eu l’idée du Dakar, il a fallu trouver des financements…"

    • Puis le directeur n’était pas tellement d’accord…

    Philippe Croizon : "C’est normal, il a eu un réflexe humain : quand un mec qui n’a pas de bras et pas de jambes vient vous voir et vous dit « je veux faire le Dakar », l’épreuve la plus dure du monde en rallye-raid, le réflexe c’est de dire « non, tu ne peux pas. Je te connais, je sais que tu as traversé la Manche, que tu as relié cinq continents à la nage, mais tu ne peux pas faire le Dakar ».

    J’ai demandé à le rencontrer, j’ai préparé mon dossier. On s’est retrouvé au restaurant, et il m’a dit « NON, NON, tu ne feras pas le Dakar ! » Et j’ai parlé pendant une demi-heure, et à la fin de la demi-heure, il m’a dit « tu as besoin de quoi ? » Et l’aventure était lancée.

    Je lui ai donné ma liste. En haut, il y avait écrit « une lettre de soutien d’Etienne Lavigne », il m’a dit « ok, c’est parti »."

    • Vous en avez profité pour demander votre compagne en mariage ?

    Philippe Croizon : "Oui, sur le podium. J’ai demandé à mon équipe de trouver une boîte vide dans les immeubles autour, j’ai piqué l’alliance du cadreur. Ça s’est fait à l’arrache, mais là encore, tout est possible."

     

    http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/handicap/les-premiers-mots-de-philippe-croizon-apres-son-exploit-sur-le-dakar_21438.html#xtor=EPR-1000002224

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • consoGlobe vous propose ici un résumé des questions fréquemment posées sur la spiruline, et vous apporte les réponses !

    Cette page a pour vocation d'être complétée en temps réel, au fur et à mesure, en fonction de vos questionnements. 

    Aussi, n'hésitez pas à contacter le service client si vous avez le moindre doute, ou si vous recherchez une information qui n'est pas reprise ici.

     

    Comment est cultivée la spiruline ?

    Si elle se développe naturellement dans des lacs en Inde, au Mexique ou en Afrique, la spiruline propre à la consommation européenne doit être cultivée dans des bassins d'eau douce, peu profonds (avec une eau alcaline dont la température est maintenue à 30-35°), protégés de la pollution extérieure dans des structures adaptées. Les producteurs français ont développé un véritable réseau de sites de production artisanaux performants, dont est issue une spiruline d'excellente qualité.

    Certains producteurs la cultivent en bio-propagateurs, c'est à dire en milieu totalement fermé, dans des tubes de verre, qui lui garantissent une qualité supérieure, au goût plus prononcé.

     

    Comment est-elle produite, et sous quelle forme peut-on la trouver ?

    La spiruline, une fois récoltée et filtrée, forme une pâte qu'on appelle "biomasse". Cette pâte sera filtrée, puis essorée, pour être ensuite poussée au fond d'un cylindre en inox: elle en ressortira sous forme de "spaghettis", qui ont un contact plus important avec l'air, et qui perdront leur humidité.

    Ensuite, en les plaçant dans une chambre noire pendant plusieurs heures, où la température va atteindre 45°, les spaghettis sècheront en se craquelant: elles pourront ensuite être cassées à la main pour former des paillettes.

    La spiruline peut être commercialisée sous cette forme, ou être transformée en poudre, ou en comprimés.

     

    Quels sont les bienfaits de la spiruline ?

    Nous ne vous citerons que les principaux, tant les vertus de cette algue sont nombreuses !

    • elle participe au renforcement du système immunitaire
    • elle apporte des effets anti-âge et anti-oxydants, grâce notamment à la quantité importante de chlorophylle, de phycocyanine, de carotène, de sélénium et de zinc qu'elle contient
    • elle favorise la baisse du cholestérol, en stimulant la lipoprotéine lipase, enzyme clé dans le métabolisme des triglycérides et des lipoprotéines
    • elle aide à diminuer la pression artérielle et l'hypertension
    • elle permet de récupérer après un effort physique, grâce notamment à son apport en fer, en vitamine B12 et en bêta-carotène
    • elle a une action fortifiante sur les cheveux: ses protéines vont en effet favoriser la synthétisation de la kératine et accélérer la croissance des cheveux.

     

    Pourquoi la spiruline consoGlobe n'a pas la dénomination BIO ?

    Tout simplement parce que la réglementation européenne nous en empêche ! (règlement CE 834/2007 et CE 967/2008). En effet, les micro-algues (spiruline et chlorelle en tête) n'entrent dans aucune des catégories définies par les instances règlementaires européennes pour lesquelles il existe un cahier des charges permettant l'obtention du label "Bio".

    Ce qu'il faut savoir, c'est que la spiruline 100% naturelle produite en France est naturellement bio, car elle est cultivée sans aucun ajout chimique ou artificiel. 

    Retrouvez ici la position de la Fédération des Spiruliniers de France sur la spiruline "biologique".

     

    A t-elle des effets secondaires et des contre-indications médicales ?

    La spiruline est un complément alimentaire, et comme toute chose, il ne faut pas la consommer en excès.

    Vous n'obtiendrez aucun bénéfice supplémentaire à prendre des sur-doses.

    Chaque organisme peut réagir différemment aux nombreux apports de la spiruline: sa richesse en fibres, par exemple, peut désorganiser le transit. Il est donc conseillé, pour habituer votre organisme, à commencer la cure par des doses restreintes (1 ou 2 comprimés par jour au début, puis augmentez progressivement la prise d'un comprimé par semaine par exemple)

    Des professionnels se penchent sur les effets de la spiruline sur la coagulation du sang: elle pourrait effectivement aider à le fluidifier, à l'image de l'aspirine. Elle serait donc déconseillée aux personnes sous traitement anti-coagulant. Nous vous invitons donc à demander conseil auprès de votre médecin avant de commencer à prendre de la spiruline, si vous êtes concerné.

    http://boutique.consoglobe.com/content/9-questionsreponses-spiruline

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire


  • Sous l’impulsion de parents d’élèves, la mairie de Strasbourg va remplacer progressivement les barquettes en plastique des cantines scolaires par de la vaisselle réutilisable. Moins de déchets, une nuisance sanitaire en moins. D’autres grandes villes sont appelées à reproduire ce bon geste.

    • Strasbourg (Bas-Rhin), correspondance

    « Nous avons fait le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables ». Tel est désormais l’engagement de l’adjointe au maire en charge de l’Éducation, Françoise Buffet (divers gauche), sur l’avenir de la restauration scolaire à Strasbourg.

    Françoise Buffet a fait cette déclaration jeudi 12 janvier lors d’une conférence de presse, en présentant le cahier des charges du marché public de la restauration scolaire que lance la municipalité. Les changements concernent les cantines des écoles strasbourgeoises à partir de la rentrée 2017. Le marché fixe les conditions de notation des entreprises candidates pour nourrir quelque 10.000 enfants.

    Depuis le mois de septembre 2016, des parents d’élèves à Strasbourg tentent de sensibiliser la municipalité à l’opportunité de se débarrasser des barquettes en plastique dans ses cantines. Le renouvellement du marché de la restauration scolaire pour la rentrée 2017 serait l’occasion idéale.

    Le collectif Projet cantines a mis en avant deux aspects. D’une part la réduction des déchets nécessaire, car l’Eurométropole de Strasbourg est engagée dans un projet « territoire zéro déchet » et son incinérateur amianté est à l’arrêt pour plus de deux ans, ce qui engendre des millions d’euros de surcoût de détournement de déchets.

    De l’autre, il voit un risque sanitaire lié au réchauffement du plastique. En effet, tout matériel plastique relargue des molécules chimiques lorsqu’il est chauffé et les jeunes enfants, dont le corps est en formation, sont les plus exposés

    aux perturbateurs endocriniens

     

    , sans que cela ne génère de surcoût, selon Annie Comparat, adjointe au maire chargée des affaires sociales, de la jeunesse et des écoles.

    « Le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables » 

    À coup de lettre ouverte, appels solennels et réunions publiques, les parents strasbourgeois ont eu en partie gain de cause par rapport aux engagements encore flous de septembre ou de novembre, lors du vote d’une délibération de principe.

    « Nous avons fait le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables », a déclaré Françoise Buffet lors de la conférence de presse de jeudi.

    Le cahier des charges fixe des objectifs de remplacement progressif. Le texte demande un remplacement « a minima » de 50 % des barquettes par des contenants réutilisables (vraisemblablement de l’inox) en deux ans et 100 %, « ou être proche », en quatre ans. En août 2021, toutes les cantines de Strasbourg devraient donc utiliser des contenants réutilisables.

    Mais ce critère ne compte que pour 9 points sur 100 dans l’ensemble du marché public. Par comparaison, le prix de la prestation compte pour 40 % de la note finale. Pour Nicole Dreyer (PS), adjointe au maire chargée de la petite enfance, cette répartition de la note permettra à la Ville « de ne pas choisir le moins-disant. »

    JPEG - 58.8 ko
    Nicole Dreyer (PS, adjointe au maire de Strasbourg chargée de la petite enfance), à gauche, et Françoise Buffet (divers gauche, adjointe chargée de l’éducation).

    Si cet objectif de remplacement est suivi par l’attributaire et tenu, Strasbourg serait la première grande ville de France à se débarrasser des barquettes en plastique. Pour assurer un suivi, la durée du marché a été abaissée de quatre à deux ans, reconductible une fois. Si en revanche l’objectif de 50 % n’est pas rempli en deux ans, le prestataire pourrait être démis et un nouvel appel à candidatures lancé.

    « Quand les citoyens se mobilisent, ils peuvent faire évoluer les politiques » 

    Pour veiller au respect de ces engagements, un groupe de travail qui associe les parents, les agents de la ville et les élus assurera un suivi. Des représentants du personnel en feront partie, car ces modifications techniques demanderont aussi aux agents de s’adapter. Le ou les prestataires sélectionnés s’y joindront.

    À la lecture de ces conditions, Ludivine Quintallet, du collectif Projet cantines, se dit « vigilante » sur l’application : « On est globalement satisfaits par cette clause de remplacement et par la mise en place du groupe de travail, qui permettra un contrôle citoyen. Mais quatre ans pour une question de santé publique, c’est trop long. On attend du groupe de travail qu’il permette d’avancer plus vite sur cette question. Lorsque le maire nous a reçu fin décembre, il a souligné sa volonté de mettre Strasbourg en pointe sur ce sujet pour fédérer dans d’autres villes, autour de médecins et de chercheurs. »

    Pour Laura Chatel, chargée de mission chez Zero Waste France, le choix de Strasbourg doit faire des émules en France : « On se félicite de cette décision qui fixe un objectif clair de 100 % réutilisable et un calendrier précis. Nous espérons maintenant que les entreprises qui répondront à l’appel d’offres joueront le jeu et sauront faire preuve de créativité et d’ambition pour répondre à cet objectif. L’exemple strasbourgeois démontre en tout cas que quand les citoyens se mobilisent, ils peuvent faire évoluer les politiques vers une meilleure prise en compte des enjeux de santé et d’environnement. Nous espérons que cette décision inspirera d’autres collectivités, qui n’ont souvent pas encore identifié ce sujet comme un problème. »

    L’enjeu pourrait être décliné dans la restauration d’entreprises, d’administrations et surtout des hôpitaux, comme le demandent des médecins de l’Académie nationale.

    JPEG - 101.9 ko
    D’autres organismes de restauration collective pourraient emboîter le pas de la ville de Strasbourg.

    Les entreprises de restauration collective ont désormais 54 jours pour candidater aux marchés de la ville de Strasbourg. Une commission avec des élus de toutes les sensibilités politiques et les services noteront les offres avant de retenir un ou plusieurs prestataires fin mai ou début juin.

     

    http://reporterre.net/La-fin-des-barquettes-en-plastique-dans-les-cantines-est-decidee-a-Strasbourg

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • La mise sur le marché des néonicotinoïdes, fatals aux populations de pollinisateurs, a été possible à cause de tests inadaptés. Si les autorités sanitaires européennes ont mis en place une nouvelle méthodologie, les États-membres ne la font pas respecter.

    De mémoire d’apiculteur, on n’a jamais vu cela. En 2016, les ruches françaises n’ont produit que 9.000 petites tonnes de miel, encore moins qu’en 2014, pourtant considérée comme « pire année de l’apiculture française », par l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française). Alors que nous sommes au cœur de l’hiver, les ruches dorment. Mais la question au printemps sera comme chaque année la même : combien de pertes ? Elles s’établissent désormais autour de 30 % en moyenne tous les ans. Quant à la production de miel en France, elle a été divisée par trois en 20 ans.

    Pourquoi ce déclin ? C’est la question sur laquelle planche la science. Au rang des coupables : les maladies, les parasites, et… les pesticides. Parmi ceux-là, Reporterre vous a déjà raconté pourquoi les néonicotinoïdes, les pesticides les plus utilisés dans le monde, sont considérés comme particulièrement dangereux. L’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) demandait en janvier 2016 un renforcement de leurs conditions d’utilisation. Un groupe de scientifiques internationaux, la Task Force on Systemic Pesticides (ou « force d’intervention sur les pesticides systémiques »), a conclu qu’une exposition « faible ou aiguë » rendait les pollinisateurs « très vulnérables ».

    Mais comment a-t-on pu autoriser des produits aussi dangereux que ces pesticides ? « Force est de constater que si les tests d’évaluation étaient parfaits, on n’aurait pas tous ces problèmes », regrette Jean-Marc Bonmatin, chercheur en biophysique moléculaire au CNRS, qui participe à la Task Force.

    « Les compagnies phytosanitaires sont énormément intervenues dans la définition des tests à faire »

    Pour comprendre, il faut monter au niveau européen. Car c’est là que se déroulent l’évaluation et l’homologation des « substances actives » des pesticides, c’est-à-dire les molécules agissant contre les nuisibles que veulent éliminer les pesticides : mauvaises herbes, insectes, champignons, parasites.

    A priori, pas de quoi s’inquiéter, une directive de l’Union européenne précise qu’une substance active ne peut être autorisée que si elle « entraînera une exposition négligeable des abeilles » ou « n’aura pas d’effets inacceptables » sur les colonies. Pour vérifier cela, l’entreprise qui souhaite mettre un pesticide sur le marché doit effectuer une série de tests et fournir les résultats aux experts de l’Efsa (l’Autorité européenne de sécurité des aliments). Ceux-ci évaluent alors des risques, et font un rapport. C’est ensuite à la Commission européenne et aux États membres de décider si cette substance pourra être autorisée, et dans quelles conditions.

    « Le problème est que le test aujourd’hui obligatoire ne prend en compte que la toxicité aiguë, donc à une seule forte dose par voie orale et par contact, explique Noa Simons, vétérinaire, écotoxicologue, et conseillère scientifique pour Beelife, la coordination européenne des syndicats d’apiculteurs. Mais ce n’est pas une méthodologie valable pour évaluer les pesticides systémiques, car les abeilles y sont exposées par de multiples voies, plusieurs fois, à petites doses », poursuit-elle.

    JPEG - 119.5 ko
    Le siège de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, à Parme, en Italie.

    Pourquoi les tests sont-ils inadaptés ? On pourrait penser que, tout simplement, on ne savait pas que les pesticides systémiques pouvaient menacer les pollinisateurs. « Sauf que, depuis qu’on les utilise, des centaines d’articles ont montré que les pesticides systémiques exposent les abeilles à long terme et ont des effets sur l’immunité, la reproduction, ou le vol de retour à la ruche. Des fonctions vitales sont atteintes », dit Jean-Marc Bonmatin. Il faudrait donc que les tests prennent en compte ces données nouvelles. « Mais les compagnies phytosanitaires sont énormément intervenues dans la définition des tests à faire, reprend le professeur. Et elles ne veulent faire que le minimum du minimum. »

    Face à cette situation, Beelife a dénoncé le poids de l’industrie des pesticides dans les décisions européennes concernant les abeilles. Dans un rapport de 2010, elle montrait que 6 des 17 experts mandatés par l’Union européenne sur ces questions étaient directement issus du secteur industriel.

    Un avis dont, une fois n’est pas coutume, l’Europe a tenu compte. « Les données scientifiques concernant la mortalité des abeilles ont suggéré que les méthodes d’évaluation étaient incomplètes, en particulier pour les pesticides systémiques », déclare aujourd’hui poliment l’Efsa à Reporterre.

    La voie la plus efficace aujourd’hui semble encore celle du politique 

    Les experts de l’agence se sont donc mis au travail, et à la grande satisfaction des défenseurs des abeilles, ont proposé de nouveaux tests en 2013. L’exposition chronique est prise en compte, de même que les pollinisateurs sauvages ou les larves. L’agence européenne a commencé à appliquer les nouveaux critères il y a un an.

    Du coup, le syndicat des industriels des pesticides ne décolère pas. « Ces demandes sont irréalistes, la Commission européenne a cédé aux pressions politiques des ONG, assure Euros Jones, directeur des affaires réglementaires à l’European Crop Protection Association (ECPA, l’Association européenne pour la protection des plantes). Pour faire tous ces tests, on a calculé qu’il nous faudrait une surface supérieure à celle de Malte ! Cette année, même un extrait d’origan pour le bio a été refusé sous prétexte qu’on n’était pas sûr qu’il ne présentait pas de danger pour les abeilles. On ne pourra plus jamais rien faire enregistrer ! » « Il y a des dangers identifiés, c’est vrai, poursuit-il. Mais on peut les contrôler. C’est comme la voiture, on met la ceinture pour minimiser les risques, on ne la laisse pas au garage. »

    Beelife rappelle de son côté qu’évaluation et homologation sont bien séparées. Les décideurs politiques peuvent parfaitement autoriser un pesticide, même si le rapport de l’Efsa le considère dangereux pour les abeilles. « C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour les néonicotinoïdes », rappelle Noa Simons. Par ailleurs, Beelife précise que des tests complets sont surtout une occasion de bien étudier un pesticide, et donc de mieux préciser dans quelles conditions il peut être utilisé, avec quelles précautions.

    Surtout, cette nouvelle méthodologie est encore loin d’être officiellement adoptée par l’Union européenne. « La nouvelle méthodologie est tellement complète que les États-membres ont eu peur ! » En trois ans, aucune décision n’a été prise. Les nouveaux tests sont bien réalisés, mais ils ne sont pas contraignants pour les compagnies phytosanitaires.

    La voie la plus efficace aujourd’hui semble encore celle du politique, qui peut interdire les pesticides dangereux a posteriori. Si le moratoire sur les néonicotinoïdes reste partiel, « des gouvernements, comme en France, disent qu’il faut que ça bouge, note Jean-Marc Bonmatin. Mais, force est de constater qu’aujourd’hui il y a une espèce de retournement : pour retirer un produit qui a un impact inacceptable pour l’environnement, la charge de la preuve — une preuve solide, de plusieurs centaines d’études —, revient à la société. Le principe de précaution n’est pas du tout appliqué », regrette-t-il.

    Et cela, dans le cas des abeilles comme du reste. Car il a été démontré que les pesticides sont aussi dangereux pour les humains que pour d’autres animaux. Va-t-on repenser les tests sur ces sujets-là ? Noa Simons soupire : « Non, la seule méthodologie que l’on a essayé de changer pour l’instant est celle concernant les abeilles. »

     

    http://reporterre.net/Les-nouveaux-tests-d-evaluation-des-pesticides-ne-sont-pas-appliques

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • http://nadia-vraie.eklablog.com/

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Chers amis,


    Suite à une malencontreuse chute, je me suis cassée l'épaule droite et j'ai été opérée.

    J'ai beaucoup de difficultés à utiliser le bras droit pour ajouter des articles aux blogs !

    Voilà pourquoi ils sont en pause ...


    Je ne vous oublie pas.

    A bientôt,


    Nadine Quinn

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Le sommeil est vital chez tous les animaux, aussi bien chez la mouche que chez le singe. Les poissons ne font pas exception. Cependant, chaque groupe animal a développé ses propres stratégies pour piquer un somme et se reposer.

    Un état voisin du sommeil

    En fait, il ne s'agit pas toujours réellement de sommeil, mais plutôt de période d'inactivité et de repos que l'on qualifie d'« état voisin du sommeil ».

     

    Si les mesures effectuées à ce jour sur l'activité du cerveau, des muscles, du cœur ou des branchies des poissons ne révèlent aucune différence significative entre phase de repos et phase d'activité, les poissons sont tout de même moins réactifs aux stimulations du milieu pendant les phases de repos.

    Comment « dorment » les poissons 

    Les poissons s'immobilisent alors entre deux eaux, sur les fonds ou dans le sédiment, la nuit ou le jour (suivant qu'ils sont diurnes ou nocturnes). Certains mettent même leur pyjama en changeant de couleur ou en secrétant une enveloppe de mucus.

    Donc oui, les poissons dorment, mais d'une façon différente de celle des mammifères. De plus, ils ne ferment pas les yeux et ne rêvent pas. En effet, ils n'ont pas de paupières et aucun signe d'un état analogue au sommeil paradoxal, où se produisent les rêves, n'a été détecté chez ces organismes.

     

    Cinq poissons tropicaux hypnotisants se dévoilent dans ce top  Les poissons tropicaux sont connus pour leurs couleurs et leurs formes étonnantes. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils font la joie des aquariophiles. Futura-Sciences a réuni pour vous cinq des plus beaux spécimens. 

     

    http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/nature-poissons-dorment-ils-1344/#xtor=EPR-21-%5BHEBDO%5D-20161130-%5BACTU-Les-poissons-dorment-ils--%5D

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Plusieurs études scientifiques ont révélé que les pacemakers, pompes à insuline et implants cérébraux pouvaient facilement être piratés. Les parades restent à mettre au point.

    Très mauvaise nouvelle pour les millions de porteurs à travers le monde d'un stimulateur cardiaque, d'une pompe à insuline, d'électrodes pour la stimulation cérébrale profonde (utilisées pour soulager des douleurs chroniques ou pour atténuer les tremblements provoqués par la maladie de Parkinson) : ces implants sont facilement piratables. Avec des conséquences potentiellement dramatiques. Un épisode de la célèbre série télévisée « Homeland », diffusé en 2012, avait popularisé ce risque. On y voyait un candidat à l'élection présidentielle américaine assassiné par manipulation, à distance, de son pacemaker. Pure fiction ? La menace avait été prise au sérieux, bien avant, par Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis de 2001 à 2009 : porteur d'un DAI (défibrillateur automatique implantable, qui sert à stimuler le coeur, mais aussi à détecter et à traiter les troubles du rythme ventriculaire) depuis 2001, il avait demandé à ses médecins de désactiver les communications de son appareil. « Depuis quelques années, la plupart des implants médicaux peuvent communiquer sans fil avec l'extérieur, explique Anne Canteaut, directrice de recherche à Inria, responsable scientifique de l'équipe Secret (pour sécurité, cryptologie et transmissions). Cela permet au médecin de régler l'appareil et de contrôler l'état de santé du patient. »

     

    Ces passerelles de communication constituent autant de faiblesses. Le 27 septembre dernier, la firme Johnson & Johnson a confirmé la faille découverte par Jay Radcliffe, diabétique et expert en cybersécurité américain : via sa télécommande wi-fi, la pompe à insuline Animas OneTouch Ping, disponible aux Etats-Unis et au Canada, peut être piratée et la dose d'insuline injectée modifiée. Déjà, en juin 2015, trois chercheurs madrilènes avaient publié une étude très détaillée sur la sécurité des implants médicaux. Les résultats font froid dans le dos :« La plupart de ces appareils ne comportent aucune protection et, s'ils en ont, elles sont obsolètes », constate Carmen Camara, du département informatique de l'université Charles III de Madrid, coauteur de cette publication. En août dernier, sept chercheurs d'Oxford ont montré que l'on pouvait pirater un implant cérébral, là aussi, avec de terribles conséquences. « Un patient atteint de douleurs chroniques pourrait à nouveau souffrir, tandis qu'un malade atteint de Parkinson se verrait empêché de bouger », affirme Laurie Pycroft, du département de neurochirurgie fonctionnelle de l'université Oxford.

    Système d'authentification

    « La CNIL a publié dès 2014 une étude prospective sur les objets connectés : nous avions imaginé un certain nombre de scénarios, mais nous ne pensions pas qu'ils se réaliseraient aussi vite », résume Délia Rahal-Löfskog, chef du service de la santé à la Commission nationale de l'informatique et des Libertés. Aujourd'hui, les hôpitaux et les industriels travaillent sur des implants reliés, via des BAN (« Body Area Networks », réseaux de capteurs corporels), à des capteurs leur permettant de s'adapter en permanence à l'état du patient...

    Sécurité insuffisante du réseau de communication, mots de passe trop facilement décodables, failles dans le logiciel embarqué... autant de faiblesses que les implants médicaux partagent avec la plupart des ordinateurs et des objets connectés. « Les recommandations sont les mêmes, rappelle Erik Boucher de Crèvecoeur, ingénieur au service de l'expertise de la CNIL. Pour les connexions de proximité - on parle aussi de "sessions en face à face" - qui servent généralement aux médecins à reprogrammer les appareils, il faut mettre en place un système d'authentification pour se protéger d'un piratage. Pour les connexions wi-fi qui permettent de faire remonter les informations sur le fonctionnement de l'appareil et l'état du patient, il faut assurer la confidentialité de ces données en les chiffrant. » L'accès à ces informations, mais aussi aux métadonnées qui leur sont associées, constituerait une atteinte à la vie privée. Par exemple, connaître l'identifiant de la borne wi-fi à laquelle l'implant a simplement tenté de se connecter permettrait de savoir où se trouve son porteur...

    Les remèdes ? Changer régulièrement les mots de passe, ne pas divulguer sur Internet les numéros de série des implants et sensibiliser les publics concernés. « Confrontés au comportement soudainement étrange d'un patient porteur d'un implant, les médecins devraient immédiatement envisager l'hypothèse d'un piratage », insiste Laurie Pycroft. Solution la plus efficace : crypter les échanges d'informations. C'est là où, pour les implants, les choses se compliquent. « Ces petits appareils ne disposent pas d'assez de batterie, de mémoire et de puissance de calcul pour supporter les protocoles de cryptographie classiques », explique Shiho Moriai, directeur d'un laboratoire de recherche dédié à la sécurité au sein de l'Institut national de l'information et de la technologie des communications du Japon, et experte dans un comité ISO (Organisation internationale de normalisation), qui planche sur une technologie de pointe : la cryptographie à bas coût énergétique (« lightweight cryptography »).« Il s'agit de protocoles de cryptologie adaptés à tous les objets (puces RFID, implants médicaux, cartes sans contact...) et capteurs (villes intelligentes...) disposant de peu de ressources », détaille Kerry McKay, du département cryptographie du NIST (National Institute of Standards and Technology), un organisme de normalisation qui dépend du département du Commerce américain et qui organisait un colloque sur cette technologie il y a quelques jours, à Washington.

    Seul hic, même si le processus de normalisation a déjà été lancé par l'ISO et le NIST, la cryptographie à bas coût n'est pas encore totalement au point : « Nous en sommes encore au stade de la recherche dans ce domaine-là », révèle Anne Canteaut (Inria), un des 200 chercheurs, essentiellement en Europe et au Japon, spécialisés dans cette technologie. Une des pistes étudiées est de faire effectuer les calculs liés à la cryptographie non pas par l'implant médical, mais par l'ordinateur externe qui veut communiquer avec lui. Un premier standard opérationnel n'est pas attendu avant plusieurs années...

    Jacques Henno
    DES IMPLANTS À (PRESQUE) TOUT FAIRE

    De 5 % à 6 % de la population des pays industrialisés porterait (ou aurait porté) un dispositif médical implantable.

    Le premier stimulateur cardiaque (pacemaker) totalement implantable a été posé le 8 octobre 1958 en Suède. L'appareil tomba en panne au bout de trois heures.

    Aujourd'hui, il existe des dispositifs implantables, totalement ou partiellement, pour aider les personnes souffrant de problèmes cardiaques, de la maladie de Parkinson, de diabète (de type 1 et parfois de type 2), de gastroparésie (ralentissement de l'estomac), de surdité, d'incontinence urinaire...

    Hôpitaux et industriels travaillent sur des implants reliés, via des BAN (« body area networks », réseaux de capteurs corporels), à des capteurs qui leur permettent de s'adapter en permanence à l'état du patient...

    http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211451070124-les-implants-medicaux-futures-cibles-pour-les-pirates-2046323.php

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • LA VIE AVEC LE DIABÈTE N’EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE…

    La survenue, puis la présence du diabète chez un enfant ou un adolescent ne peut être vécue comme une situation banale. L’impact sur la vie familiale, sociale et psychique implique nécessairement des adaptations. Le diabète est souvent vécu comme un bouleversement. Même s’il influence fortement la vie, l’enfant ne se résume pas à sa maladie. On dit : « Il a un diabète », plutôt que : « Il est diabétique ». C’est le même enfant, avec une maladie. Un enfant avec un diabète est d’abord un enfant. Cette maladie va durer : on sait la soigner, mais pas encore la guérir.

    Valérie Brasselet, psychologue à l’AJD, aborde dans chaque revue trimestrielle une thématique liée à la maladie et vous donne quelques conseils. Vous pouvez retrouver certains de ces articles dans cette rubrique.

    DEVENIR MALADE : LA SURVENUE DU DIABÈTE CHEZ L’ENFANT

    La maladie qui survient est un moment de rupture, une rupture qui s’impose à l’enfant, un moment de perte avec lequel il faudra que l’enfant compose.

    La maladie représente deux temps différents : un avant et un après. La vie quotidienne avant la maladie est plus facile pour l’enfant. Il vit de manière insouciante. Papa et maman gèrent et organisent pour lui.
    La maladie bouleverse et transforme le quotidien, dans la famille et à l’école notamment. Ce moment de rupture doit pouvoir servir au développement de l’enfant. Il doit devenir une opportunité pour lui : l’opportunité de déployer tout son courage et toutes ses forces.
    C’est comme la survenue soudaine d’un deuxième temps de l’enfance : l’enfant devient d’un coup un peu plus grand. Les parents et les équipes soignantes vont lui expliquer les traitements, les hypoglycémies, les hyperglycémies, le sport, les sucres dans l’alimentation etc… L’objectif est que peu à peu, il puisse adapter ses traitements à sa manière de vivre, ce qui implique une connaissance progressive et des apprentissages.
    Au début, c’est dur, beaucoup d’informations arrivent. L’enfant ne peut pas tout comprendre. Il pose des questions, les réponses lui sont données et lui sont répétées  à divers moments mais il ne les intègre pas toutes.
    L’enfant aura aussi besoin de temps psychiques, pour faire son deuil de la santé optimale et pour tenter d’accepter progressivement que la maladie fait désormais partie de lui. Il devra en effet vivre avec elle et non contre elle ou sans elle. Il n’est pas rare et c’est même normal que ces temps psychologiques de deuil et d’« acceptation » se déroulent sur plusieurs années.

    Dans les premiers temps de la maladie, l’enfant va souvent interroger son parent : « pourquoi moi, c’est pas juste ; je ne veux plus être diabétique, est-ce que je serai diabétique quand je serai grand ? etc… ».
    Au fur et à mesure de son développement, l’enfant pourra alterner entre des moments où il acceptera de faire ses traitements (contrôles glycémiques notamment) et des moments où il refusera, venant ainsi se positionner contre les demandes parentales et contre les contraintes liées à la maladie. Une manière d’exprimer aussi pour certains que « non ! » ils ne sont pas malades. L’enfant peut et pourra aussi parfois exprimer des sentiments de honte et sa peur d’être perçu comme différent. Il peut ou pourra avoir tendance à se cacher, à ne pas montrer qu’il fait un test glycémique à ses camarades et/ou dans les lieux publics. Le fait de refuser doit être entendu. L’enfant a le droit d’exprimer sa colère, sa tristesse et ses difficultés d’acceptation.

    Conseils aux parents :

    Ce que vit votre enfant n’est pas simple mais il est valeureux. Il faut accentuer sur son courage, sur ses compétences et le valoriser sur ce qu’il sait faire.
    Il s’agit de l’aider à se prendre en charge en lui expliquant pourquoi par exemple on fait un contrôle glycémique avant de faire du sport, pourquoi on fait une injection avant de manger etc… Il faut lui dire que « oui, c’est casse-pied, oui, c’est contraignant » mais aussi en parallèle et en s’adressant à l’enfant : « oui, tu es super dans ta prise en charge ». « Tu te débrouilles comme un(e) chef ». L’objectif est de le rendre acteur de son processus de soin et qu’il soit fier de ses actes et fier de lui. Il faudra que progressivement, il puisse devenir autonome.

    Dans le cas où votre enfant refuse de faire ses traitements, il s’agit de ne pas se braquer en lui imposant de faire.  Il faut écouter sa tristesse ou sa colère, lui exprimer qu’on le comprend, le reconnaître dans ses difficultés, être attentif à ses verbalisations. L’objectif est de créer un lien partenaire avec son enfant dans lequel il se sente entendu. Cela doit permettre qu’il fasse ses traitements et d’éviter que ne s’enkystent des difficultés qui, relevées à temps, ne seront vraisemblablement que passagères.

    Dans le cas où votre enfant exprime qu’il a honte, qu’il se sent différent des autres, il s’agit de lui dire que cette différence perçue est une force. La force de disposer d’un savoir-faire, la force de bénéficier d’une meilleure connaissance de son corps, la force d’avoir une expertise « comme les médecins », la force de maîtriser la signification des chiffres glycémiques,  la force de connaître l’utilisation d’une pompe, la force d’avoir le courage de se piquer, la force de supporter de faire régulièrement des dextros pour se réguler. L’objectif est de lui permettre de comprendre que ses différences s’inscrivent dans des capacités et des compétences en plus.

    Il est important de lui souligner qu’il est un enfant normal qui partage les mêmes envies, les mêmes intérêts et les mêmes émotions que ses pairs bien portants. Il doit se comporter comme les autres : faire du sport, aller chez les amis, faire des sorties, partir en séjours en France et à l’étranger… se faire plaisir et VIVRE !

    L’ENFANT QUI A UN DIABÈTE DANS UNE FRATRIE

    La naissance d’un enfant  est un événement magnifique (quand tout va bien), une réjouissance pour le couple parental. Mais pour les autres enfants de la fratrie, c’est aussi un bouleversement, car leur place vont être automatiquement remaniées.

    La question se pose pour chacun d’entre eux : quelle est ma place maintenant ? Cet enfant qui arrive, que va-t-il me retirer, me prendre, vais-je perdre l’amour de mes parents, leur attention ?

    Les différences d’âges ont un impact dans la fratrie.

    Si l’écart d’âge est minime, les relations entre frères et sœurs  peuvent alterner entre deux tendances.

    Parfois, l’aîné(e) ou le jumeau jouera le rôle d’allié(e) face aux parents (plus fréquent pour la gémellité) et d’autres fois, les disputes seront fortement présentes du fait d’un désaccord entre les enfants.

    Si la différence d’âge est plus importante, la grande sœur où le grand frère peut jouer le rôle d’un parent en donnant des conseils, en servant de confident, ou bien, ce qui n’est jamais de bon augure, en cherchant à remplacer totalement le parent sur un mode autoritaire et intrusif.

    Quand un enfant devient diabétique, quelque soit sa place dans la fratrie (aîné, au milieu de la fratrie ou cadet), du fait de sa maladie, il prend toute la place aux yeux de la famille et des parents notamment, en tous cas, dans les premiers temps.

    Le diabète influe considérablement sur l’état psychologique des parents. L’angoisse reste la première réaction parentale.

    La fratrie alternera entre diverses émotions :

    • L’inquiétude : est-ce que la maladie de mon frère, de ma sœur est grave ?
    • La jalousie du fait de la place qu’il occupe désormais et le sentiment de ne plus exister pour les autres. Chacun s’occupe du frère ou de la sœur malade. Les parents s’inquiètent, les grands-parents interrogent, les tantes, les oncles, les cousins, les cousines s’informent etc. Cette jalousie peut s’exprimer par de l’agressivité ou de la colère.
    • La culpabilité de ressentir ces sentiments de jalousie, la culpabilité de ne pas être l’enfant malade et dans le même temps la culpabilité de ressentir la satisfaction de ne pas être celui sur qui, la maladie est « tombée ».
    • La peur de devenir malade à son tour.

    Chaque enfant de la fratrie quelque soit sa place et son âge, va essayer de se positionner du fait de ce bouleversement pour pouvoir retrouver la place perdue.

    Frères et sœurs vont donc s’organiser pour récupérer davantage d’attention parentale, plus encore que celle provoquée par la nécessaire prise en charge du diabète, en mettant en place des comportements « inadaptés » de type : mensonges, bêtises à l’école, désinvestissement scolaire avec chute des résultats, plaintes somatiques (maux de tête, maux de gorge, mal de ventre etc.)

    Cela est particulièrement visible chez les fratries où la différence d’âge avec l’enfant diabétique est peu importante.

    On observe également, et notamment chez les aînés, des réactions vives à l’égard de l’enfant diabétique. Ces réactions sont d’autant plus importantes que les émotions négatives énumérées précédemment à son encontre sont violentes : la jalousie avec l’expression de la colère et de l’agressivité.

    La fratrie tiraillée par ces émotions négatives peut se sentir très coupable. Elle est en parallèle souvent inquiète pour son frère ou sa sœur diabétique.

    En conséquence, elle peut mettre en place des comportements de réparation et de soignant vis à vis de l’enfant diabétique sur un mode bien souvent autoritaire.

    Cela pose la question des rôles et des limites à l’intérieur de la famille. A quel moment, le frère ou la sœur plus âgé(e) doit-il s’arrêter de donner ses directives et comment les parents doivent-ils se positionner pour que l’aîné(e) ne dépasse pas certaines limites qui, si elles sont dépassées, peuvent entraîner des réactions d’oppositions du jeune diabétique, néfastes pour l’appropriation de sa prise en charge.

    L’ensemble de ces réactions dans la fratrie est normal. Il est cependant nécessaire d’en tenir compte  pour éviter toute situation de crise. Il est également important d’essayer d’y remédier.

    Conseils aux parents :

    Lorsque les frères et sœurs cherchent à provoquer votre attention par des comportements « inadaptés », il s’agit de leur montrer que ça ne vous laisse pas indifférent bien au contraire. Il faut leur dire que vous voyez leurs changements, eux qui écoutaient, qui étaient agréables, qui avaient des observations et des résultats satisfaisants à l’école etc. Il faut ouvrir la discussion de manière à ce qu’ils prennent conscience de ce qu’ils jouent en ce moment. Plus il y aura des échanges avec votre enfant, plus il pourra comprendre ce qu’il fait, plus il pourra se remettre en cause et agir sur ses comportements.

    Il faut chercher à créer le lien, leur dire que ça n’est pas facile pour celui qui est diabétique mais que « oui, ça n’est pas non plus facile » pour eux et ça vous le savez et vous le reconnaissez. Il faut aussi leur dire que « oui, c’est vrai qu’il est casse-pied » leur frère ou sœur diabétique, quand il dit « je suis en hypo » et qu’il ne l’est pas, quand il fait du cinéma pour qu’on s’occupe encore un peu plus de lui et « oui, c’est pas normal, et oui, on va le lui redire qu’il est diabétique mais que quand même, il n’est pas tout seul à vivre dans la famille. »

    Il s’agit de mettre aussi des limites à l’enfant diabétique qui peut parfois avoir tendance par ses comportements exagérés, à tyranniser l’ensemble de la famille.

    Lorsque les frères et sœurs adoptent des comportements de réparation et de soignant, il s’agit de les rassurer et de dédramatiser la maladie.

    Il faut les remercier s’ils ont pu vous aider pour une hypoglycémie ou autre, mais bien leur indiquer que faire la prise en charge et le soin, c’est votre rôle à vous et ça deviendra progressivement la responsabilité personnelle du jeune ayant un diabète.

    L’enfant, même aîné de la fratrie, ne doit jamais avoir la responsabilité de son cadet diabétique sur une longue période. Sinon, le risque est de les mettre en situation de rivalité entre celui qui détient l’autorité et le savoir, et l’autre qui subit les directives.

    De plus, un aîné peut devenir extrêmement agressif et violent, non pas par plaisir à l’égard de celui qui est diabétique, mais par peur de ne pas maîtriser des situations de crises relatives à la maladie. Laisser l’aîné devenir responsable de son frère ou de sa sœur diabétique ne peut que renforcer son anxiété et son agressivité à l’égard de ce dernier : « je suis en permanence anxieux qu’il t’arrive quelque chose et quand tu es en hypo, je me sens coupable de ne pas savoir t’aider, alors, je crie pour que tu prennes le sucre que tu refuses de manger. »

    Vous, les parents, malgré les difficultés et les contraintes, vous êtes les meilleurs à pouvoir répondre aux besoins de vos enfants et à pouvoir redistribuer les rôles à chacun. Vous saurez donner l’attention et restaurer l’équilibre affectif nécessaire à la stabilité de votre famille.

    LE PROCESSUS D’ADAPTATION DES PARENTS À LA MALADIE

    Le désir d’avoir un enfant s’inscrit pour chacun dans des processus psychiques qui ne sont pas neutres et qui sont multiples. Ce désir d’enfant est ainsi dépendant de la transmission intergénérationnelle de chaque famille, de l’histoire personnelle de chacun, de notre expérience d’enfant, de notre projet de devenir parent, de nos attentes et des valeurs sociales ambiantes, de la culture dans laquelle on vit…

    Pour son enfant, chaque parent imagine le meilleur. Les espoirs sont nombreux en termes de qualités : honnête, gentil, généreux, etc, et d’avenir heureux.

    La vie est faite pour chacun d’alternances entre des moments magiques qui sont positifs à vivre, des difficultés qui rendent malheureux et des périodes plus calmes. Ces divers moments créent les émotions, les ressentis et la force du vécu. De tous ces bas, chacun pourrait se passer et pourtant, ce sont ces bas qui souvent donnent la capacité d’avancer et de se battre.

    La survenue du diabète chez l’enfant ou l’adolescent crée une rupture dans les représentations et les attentes parentales. Cet enfant prévu comme facile à vivre, sans trop d’angoisse, provoque d’un coup le contraire et les peurs avec. Beaucoup de choses sont à repenser sur le plan individuel et familial.

    Le diabète crée en effet des inquiétudes au présent. Il faut gérer le quotidien à la maison, gérer l’école, les activités sportives, les relations avec les pairs, les relations dans la fratrie et avec la famille élargie.

    Le diabète fait naître des inquiétudes quant au devenir de l’enfant et de son avenir. Que va-t-il pouvoir faire comme métier, sera-t-il en mesure de se réguler, pourra-t-il faire tous les sports souhaités ?… Les parents cherchent en quoi le diabète peut constituer une entrave.

    Le diabète s’inscrit dans un imaginaire de freins comme s’il vous empêchait, vous, parents de pouvoir profiter des plaisirs de la vie, mais aussi comme s’il faisait obstacle à ce que votre enfant ou votre adolescent puisse vivre et puisse se projeter.

    Il va s’agir de repenser ce qu’est le diabète dans chacune de vos représentations.

    Est-ce que le diabète, pour vous parents, marque un arrêt brutal et parfois total dans des processus de décisions, dans des choix de vie, dans des voyages à réaliser pour votre jeune ou en famille, dans des études à faire ou des diplômes à obtenir ?

    Sur le plan médical, le diabète marque en effet un arrêt, un arrêt du fonctionnement des cellules bêta qui sécrètent l’insuline.

    Donc oui, des traitements doivent être mis en place pour remédier à cette défaillance, des traitements contraignants qui amènent à penser et à repenser en permanence les doses d’insuline en fonction de la glycémie, des activités, de l’alimentation…, en vue d’une adaptation optimale.

    La gestion du diabète de son enfant, ce n’est pas facile. Le diabète n’est pas une science exacte. Il peut y avoir des résultats glycémiques non prévus et étonnants, alors que pourtant, les choses ont été pensées au mieux.

    L’apprentissage va se faire dans le temps.

    Conseils aux parents :

    L’objectif est de parvenir progressivement à relativiser et à ne pas vouloir réussir à tout faire parfaitement car ce n’est pas possible. Il faut apprendre à être tolérant. Vous faites au mieux au fur et à mesure de vos connaissances et de la connaissance de comment fonctionne le diabète de votre enfant.

    Plus vous êtes tolérant vis-à-vis de vous-même au niveau de la prise en charge de votre enfant, sans vous gronder chaque fois qu’une glycémie n’est pas nickel, mieux votre enfant ira. Le plus difficile pour lui, c’est de voir papa ou maman s’angoisser à son sujet. Du coup, il peut se reprocher d’être malade, se sentir responsable d’être « mauvais élève » de son diabète. Il peut finir par se braquer et tout refuser et bien évidemment, aucun parent ne souhaite cela bien au contraire.

    Ce facteur de tolérance est primordial, car à partir de là, il y aura moins d’exigence « du tout parfait tout le temps » et donc moins d’anxiété, car ce qui angoisse terriblement c’est d’avoir le sentiment de ne pas savoir ou de ne pas tout réussir. C’est une adaptation au jour le jour avec des repères sur les jours d’avant et des comparaisons. S’il a fait cela tel jour, peut-être que je peux faire comme ça le lendemain. Si je lui donne tant de sucre par rapport au temps de sport effectué, est-ce que je constate que c’était suffisant ou est-ce qu’il a eu besoin de plus de sucre ? Et si c’est le cas, je prévois plus pour la fois suivante.

    Il va falloir réapprendre à vivre, à vous faire plaisir, à lâcher-prise. Le diabète ne doit pas marquer un arrêt des plaisirs et des investissements à jamais. Bien au contraire, il s’agit de se réinscrire dans des processus de vie : reprendre une activité professionnelle, voir des amis, refaire du sport, etc… ce qui permettra aussi à votre jeune de ne pas réduire sa vie à sa maladie. S’il vous voit aller mieux, il saura que le diabète, on peut vivre avec. Tenir compte du diabète est plus qu’indispensable, mais ne vivre qu’autour du diabète est destructeur et ne peut aboutir qu’à des moments de tristesse intenses voire de dépression.

    Vous pouvez commencer à initier un petit programme de mise en route progressif suivant vos intérêts et vos sources de plaisirs : prévoir des petits événements avec vos amis ou reprendre tranquillement le, aller au cinéma…

    Il est certain qu’il faut démarrer vos activités les unes après les autres. Il ne sert à rien de tout précipiter, bien au contraire, pour que vous soyez serein, il faut vraiment agir à votre rythme. Le mieux est de suivre vos intérêts un à un, les uns après les autres. Cela vous permettra de les vivre sans stress, sans culpabilité et avec plaisir.

     

    http://www.ajd-diabete.fr/le-diabete/vivre-avec-le-diabete/diabete-et-psychologie/

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Maria do Rosario Fernandes souffre du diabète de type 2 depuis 2010. Le diagnostic de son mari remonte à 2005. Elle prend de l’insuline. Lui non. Face à la maladie, ils se soutiennent l’un l’autre. Un grand réconfort au quotidien.

     

    Même si une légère pointe d’accent portugais donne à son impeccable français des saveurs lusitaniennes, Maria do Rosario Fernandes (50 ans) a fait de la Chaux-de-Fonds, qu’elle a rejoint à l’âge de sept ans, son véritable port d’attache. « J’adore la neige », affirme-t-elle avec la belle spontanéité qui la caractérise. Et les hivers les plus rudes ne lui font pas peur, elle qui pratique la raquette et, maintenant, la luge avec ses petits-enfants.

    En 2010, pourtant, la nouvelle de son diabète la terrasse. Elle sait, vu la maladie de son mari, les contraintes que cela suppose au quotidien : « pendant un mois et demi, j’ai vraiment eu de la peine à accepter mon nouvel état ; puis, peu à peu, il a fallu se rendre à l’évidence et se prendre en mains. Aujourd’hui, j’ai coutume de dire que cela fait partie de la vie, de ma vie, même si le combat est quotidien car je suis de nature gourmande ».

    Aucun antécédent familial

    La maladie a d’autant plus surpris Maria qu’il n’y avait aucun antécédent familial, pas même l’ombre d’un diabète gestationnel lorsqu’elle a attendu ses deux filles, Véra et Vania. Mais sont alors remontés les souvenirs encore récents de l’expérience de restaurateurs qu’elle et son mari ont vécue pendant douze ans au Portugal. En 1996, le couple et ses deux filles décident de tenter le coup : s’installer au pays, reprendre un restaurant de village dans la région de Coimbra, non loin de la famille, et vivre une autre vie.

    « Au départ, nous étions ravis, mon mari et moi. Cette idée nous était venue à la suite des vacances très réussies que nous passions chaque année dans cet endroit. L’établissement marchait bien (jusqu’à 200 couverts par jour), nous avions huit employés. Moi, j’officiais à la cuisine, après avoir suivi des cours ; mon mari s’occupait du service et du bar. Le restaurant était ouvert 7 jours sur 7 de 08h00 à 23h00 ; autant dire que nous ne comptions pas nos heures et que nos nuits étaient courtes ».

     
     

    Rêve brisé

    Un rythme effréné qui aura eu raison de sa santé comme de celle de son mari : « j’en suis convaincue, insiste Maria. Le stress, les repas sans horaire régulier, une alimentation déséquilibrée, c’est-à-dire sans légumes, me paraissent être à l’origine de notre diabète. A cela sont venus s’ajouter des soucis d’ordre économique, car si les premières années ont été fastes, les difficultés financières de nos clients ont réduit leur présence, alors que nos filles, toutes deux à l’université, nous coûtaient de plus en plus cher (appartement en ville, coûts exorbitants des études non subventionnées). La crise économique qui a frappé le Portugal, comme la planète entière, a ensuite tout emporté ».

    Le rêve portugais brisé, Maria et son mari reviennent à la Chaux-de-Fonds en 2008. Lui travaille sur des chantiers routiers comme  machiniste ; elle reprend une activité, tout d’abord chez Denner, puis dans une entreprise d’horlogerie du groupe Swatch où elle s’occupe des barillets, le « cœur de la montre », précise-t-elle avec fierté.

    La découverte des légumes

    Dans cette nouvelle étape, plus sereine, de leur vie, l’irruption du diabète a fait l’effet d’une bombe. Maria se nourrissait mal, ne pratiquait aucune activité physique, souffrait d’un certain embonpoint et cédait souvent à ses envies sucrées. Très vite, elle décide de réagir en s’adressant notamment au centre pour diabétiques de La Chaux-de-Fonds qu’elle fréquente au moins deux fois par semaine. Elle, la cuisinière, doit apprendre à mijoter des repas équilibrés, c’est-à-dire à y intégrer des légumes et des salades.

    « Au Portugal, les habitudes alimentaires sont particulières, puisque nous préparons beaucoup de féculents (riz et pommes de terre essentiellement) qui accompagnent les viandes et les poissons. Un héritage culturel en quelque sorte où les légumes sont quasi-absents. Moi-même, je ne mangeais jamais de légumes, excepté des concombres, alors que je suis née à la campagne et que ma mère avait un potager. Même lorsqu’elle préparait le « caldoverde », un plat typique composé de pommes de terre et de choux verts, je refusais d’en manger ! »

    Des habitudes alimentaires que les Portugais semblent payer cash puisque le taux de prévalence du diabète y est le plus élevé d’Europe occidentale, avec un taux de 13,1 % (source FID), soit près du double du chiffre suisse (7,2 %). Pour sa part, Maria a mis les bouchées doubles depuis l’annonce de son diabète : aujourd’hui, les légumes sont au cœur de son alimentation, grâce aux conseils judicieux de l’infirmière de l’Association neuchâteloise des diabétiques (AND), Katia Borel Paka.

    Brocolis et choux de Bruxelles

    « J’ai effectivement découvert un nouveau monde de saveurs, se réjouit Maria qui associe son mari à ses découvertes culinaires. Je me rappelle quand j’ai acheté pour la première fois des haricots plats coco pour le repas du soir. Les cuisiner fut comme résoudre une équation à plusieurs inconnues. Mais je m’y suis mise. Mes légumes préférés sont aujourd’hui les brocolis et les choux de Bruxelles. Mais j’aime aussi varier les goûts et préparer de bonnes salades. Le riz, les pommes de terre ont déserté la table familiale. Mon mari et moi-même nous nous en portons que mieux, même si je ne dédaigne pas, à l’occasion, une sucrerie ou un verre de vin ! »

    Maria de Rosario Fernandes tient à souligner qu’elle a reçu un excellent soutien durant toute cette période, qu’il soit médical ou associatif (elle est d’ailleurs membre du comité de l’AND). Les conseils et le suivi médical qu’elle a reçus lui ont permis de retrouver un équilibre aussi bien personnel qu’alimentaire. La présence à La Chaux-de-Fonds de ses deux filles, âgées de 26 et 28 ans, la naissance de ses deux petits-fils, Jonas et Yan (1 mois et 28 mois) la comblent, tout comme les liens d’amitié multiculturels qu’elle a su tisser à La Chaux-de-fonds, notamment avec deux de ses collègues avec lesquelles elle marche tous les jours 30 à 45 minutes, qu’il vente ou qu’il neige.

    Seule ombre au tableau, hors la maladie : ses deux filles sont au chômage. Une situation particulièrement rageante puisque toutes les deux ont achevé brillamment leur cursus universitaire au Portugal, l’une comme biologiste marine, l’autre en gestion informatique. Nul doute qu’elles trouveront le job de leur rêve. En attendant, elles ont au moins l’assurance que les nouvelles expériences gustatives de leur mère commencent à faire des émules : « Yan adore les brocolis, comme sa grand-mère, s’exclame Maria qui considère désormais que la crèche et l’école devraient sensibiliser les enfants au plaisir des légumes ». A bon entendeur…

    Pierre Meyer

    http://www.d-journal-romand.ch/articles/archive/a-deux-il-est-plus-facile-de-gerer-le-diabete-20164/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • L’assureur Generali vient de lancer en France un programme baptisé Vitaly, proposé aux personnes qu’il couvre dans le cadre d’un contrat de groupe de complémentaire santé ou de prévoyance, et qui se propose de les « inciter à améliorer leur santé ». Si l’idée peut sembler « séduisante » au premier abord, elle ne va pas sans susciter de lourdes interrogations tant au niveau des modalités proposées par Generali que du principe même que ce type d’approche peut poser si elle en venait à modifier le cadre légal protecteur qui existe en France en matière de complémentaires santé et de prévoyance.

     

    Une « fidélisation client » plutôt qu’un accompagnement en santé


    Proposer l’accès à des produits (achat de fruits et légumes) et services (abonnement de sport ou à des programmes de remise en forme) dans le cadre d’offres négociées avec des partenaires commerciaux n’a rien de très novateur, c’est ce que propose n’importe quelle carte de fidélisation dans la grande distribution par exemple. Plus étrange, la « carotte » pour motiver l’assuré à recourir à ces offres n’a plus aucun lien avec la santé : réductions auprès d’une agence de voyages ou d’une plateforme de cadeaux
    en ligne. Cherche-t-on réellement à motiver et accompagner les changements de comportement de ceux qui en ont besoin, ou à gratifier ceux qui n’ont pas de difficultés à se conformer aux standards de prévention ?

    Un creusement des inégalités de santé


    Sous couvert de favoriser une approche qui incite les personnes à adopter des comportements globalement reconnus comme bénéfiques pour leur santé, une telle démarche risque de creuser les inégalités de santé en laissant de côté ceux qui auraient le plus besoin d’être réellement accompagnés pour faire évoluer progressivement leur comportement. Mais cela nécessiterait indiscutablement beaucoup plus de travail et d’implication de la part des services de l’assureur complémentaire que le simple fait de négocier des offres à tarif préférentiel avec quelques partenaires identifiés. En outre, on sait déjà que les contrats individuels onéreux financent les contrats collectifs aux tarifs attractifs : les plus exposés aux risques (notamment les personnes retraitées qui ne peuvent être couvertes que par les contrats individuels) vont donc, encore plus, financer le train de vie sanitaire des plus favorisés.

    Des données personnelles à vendre 


    Collecter des données personnelles avec l’assentiment de la personne adhérente au programme Vitaly, sans pouvoir légalement dans le cadre des contrats collectifs moduler les cotisations en fonction de l’état de santé, devrait résonner comme une alerte sur les données de santé. On n’a encore jamais vu un assureur collecter des données pour ne rien en faire ! C’est donc qu’elles seront probablement revendues aux partenaires du programme Vitaly et à bien d’autres assurément. D’ailleurs, encore plus problématique : l’employeur pourrait accéder aux données anonymisées concernant leurs salariés. De quel droit ? Pour quoi faire ? Au bénéfice de qui ? Maintenant que l’alerte a été donnée, il est urgent que la CNIL se saisisse de ce cas d’espèce.

    Préserver l’encadrement légal protecteur des contrats de complémentaire santé


    Les assureurs proposant des contrats de complémentaires santé solidaires (plus de 90 % des contrats en France) sont soumis à l’interdiction de sélectionner leurs souscripteurs, ou de leur proposer des modulations de tarifs, en fonction de leur état de santé. Cette interdiction doit absolument être préservée et renforcée puisqu’elle constitue une garantie essentielle contre les excès d’une approche trop individualiste de l’assurance santé. Il faut en effet rappeler à chaque cotisant à une complémentaire santé qu’un des principes originels de l’assurance en la matière consiste à permettre une mutualisation du risque. Sélectionner le risque en gardant les prétendus « bons assurés » d’un côté et rejetant ceux perçus comme les « mauvais assurés » de l’autre fait craindre que chacun se trouve, à un moment ou à un autre, du côté des exclus lorsqu’il a justement besoin de recourir à son assurance. Le risque santé n’est heureusement pas prévisible à ce point et n’obéit pas qu’à des algorithmes ou à des statistiques, en tout cas certainement pas aussi bien que dans le cadre du risque automobile par exemple !

    Une bataille industrielle


    Dans le monde de l’assurance complémentaire où il s’agit maintenant d’avoir le plus gros portefeuille d’assurés, Generali tente sans doute un coup pour attirer de nouveaux clients, sans avantage tarifaire : les prix ne seront pas plus bas. Autant que pour fidéliser des clientèles devenues maintenant très volatiles : elles seront moins tentées d’aller voir ailleurs puisqu’elles perdront leur « cher » programme Vitaly.

     

    DOCUMENTS ASSOCIÉS

    application/pdf iconcommunique-CISS-GENERALIssime.pdf

    L’assureur Generali vient de lancer en France un programme baptisé Vitaly, proposé aux personnes qu’il couvre dans le cadre d’un contrat de groupe de complémentaire santé ou de prévoyance, et qui se propose de les « inciter à améliorer leur santé ». Si l’idée peut sembler « séduisante » au premier abord, elle ne va pas sans susciter de lourdes interrogations tant au niveau des modalités proposées par Generali que du principe même que ce type d’approche peut poser si elle en venait à modifier le cadre légal protecteur qui existe en France en matière de complémentaires santé et de prévoyance.

     

    Une « fidélisation client » plutôt qu’un accompagnement en santé


    Proposer l’accès à des produits (achat de fruits et légumes) et services (abonnement de sport ou à des programmes de remise en forme) dans le cadre d’offres négociées avec des partenaires commerciaux n’a rien de très novateur, c’est ce que propose n’importe quelle carte de fidélisation dans la grande distribution par exemple. Plus étrange, la « carotte » pour motiver l’assuré à recourir à ces offres n’a plus aucun lien avec la santé : réductions auprès d’une agence de voyages ou d’une plateforme de cadeaux
    en ligne. Cherche-t-on réellement à motiver et accompagner les changements de comportement de ceux qui en ont besoin, ou à gratifier ceux qui n’ont pas de difficultés à se conformer aux standards de prévention ?

    Un creusement des inégalités de santé


    Sous couvert de favoriser une approche qui incite les personnes à adopter des comportements globalement reconnus comme bénéfiques pour leur santé, une telle démarche risque de creuser les inégalités de santé en laissant de côté ceux qui auraient le plus besoin d’être réellement accompagnés pour faire évoluer progressivement leur comportement. Mais cela nécessiterait indiscutablement beaucoup plus de travail et d’implication de la part des services de l’assureur complémentaire que le simple fait de négocier des offres à tarif préférentiel avec quelques partenaires identifiés. En outre, on sait déjà que les contrats individuels onéreux financent les contrats collectifs aux tarifs attractifs : les plus exposés aux risques (notamment les personnes retraitées qui ne peuvent être couvertes que par les contrats individuels) vont donc, encore plus, financer le train de vie sanitaire des plus favorisés.

    Des données personnelles à vendre

     


    Collecter des données personnelles avec l’assentiment de la personne adhérente au programme Vitaly, sans pouvoir légalement dans le cadre des contrats collectifs moduler les cotisations en fonction de l’état de santé, devrait résonner comme une alerte sur les données de santé. On n’a encore jamais vu un assureur collecter des données pour ne rien en faire ! C’est donc qu’elles seront probablement revendues aux partenaires du programme Vitaly et à bien d’autres assurément. D’ailleurs, encore plus problématique : l’employeur pourrait accéder aux données anonymisées concernant leurs salariés. De quel droit ? Pour quoi faire ? Au bénéfice de qui ? Maintenant que l’alerte a été donnée, il est urgent que la CNIL se saisisse de ce cas d’espèce.

    Préserver l’encadrement légal protecteur des contrats de complémentaire santé


    Les assureurs proposant des contrats de complémentaires santé solidaires (plus de 90 % des contrats en France) sont soumis à l’interdiction de sélectionner leurs souscripteurs, ou de leur proposer des modulations de tarifs, en fonction de leur état de santé. Cette interdiction doit absolument être préservée et renforcée puisqu’elle constitue une garantie essentielle contre les excès d’une approche trop individualiste de l’assurance santé. Il faut en effet rappeler à chaque cotisant à une complémentaire santé qu’un des principes originels de l’assurance en la matière consiste à permettre une mutualisation du risque. Sélectionner le risque en gardant les prétendus « bons assurés » d’un côté et rejetant ceux perçus comme les « mauvais assurés » de l’autre fait craindre que chacun se trouve, à un moment ou à un autre, du côté des exclus lorsqu’il a justement besoin de recourir à son assurance. Le risque santé n’est heureusement pas prévisible à ce point et n’obéit pas qu’à des algorithmes ou à des statistiques, en tout cas certainement pas aussi bien que dans le cadre du risque automobile par exemple !

    Une bataille industrielle


    Dans le monde de l’assurance complémentaire où il s’agit maintenant d’avoir le plus gros portefeuille d’assurés, Generali tente sans doute un coup pour attirer de nouveaux clients, sans avantage tarifaire : les prix ne seront pas plus bas. Autant que pour fidéliser des clientèles devenues maintenant très volatiles : elles seront moins tentées d’aller voir ailleurs puisqu’elles perdront leur « cher » programme Vitaly.

     

    DOCUMENTS ASSOCIÉS

     
    http://www.afd.asso.fr/actualites/generalissime-007068
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire

  •  
     

    Nom latin du diabète de type 2, le terme « diabetes mellitus » a été créé à partir des caractéristiques urinaires des patients.

    À force d'employer le mot « diabète », on en oublie son origine. Ce nom provient du grec « diabainen » signifiant «siphon», « qui passe au travers ».

     

    Il est attribué à Démétrios d'Apnée, médecin grec vivant trois siècles avant notre ère. Il met en avant la polyurie des diabétiques, c'est-à-dire la fuite des urines caractéristique de la maladie.

     

    Les malades ont soif et les mictions sont abondantes, ce qui laissait penser que tout liquide était immédiatement rejeté. Le terme latin « diabetes » est attribué à Arétée de Cappadoce (premier siècle après J.-C.), célèbre médecin grec. Il englobe les diabètes de type 1 ou de type 2.

    Le diabète de type 2 et les urines sucrées

    Le nom latin du diabète de type 2 est « diabetes mellitus ». C'est toujours par la caractéristique des urines que provient le mot «mellitus » qui signifie « miel » en latin. Il a été utilisé à partir du XVIIe siècle, après que l'Anglais Thomas Willis ait décrit un goût de miel des urines des personnes diabétiques.


    Cet aspect avait été évoqué en Grèce par Praxagos de Cos (en 350 avant notre ère environ) et par l'Indien Suçruta à la même époque. De plus, les Chinois avaient déjà signalé que les chiens étaient attirés par l'urine des diabétiques.

    Cette épithète permet de faire la différence entre le diabète « sucré » (diabetes mellitus), le plus courant, et le diabète insipide (diabetes insipidus).

     

    Retrouvez l'article complet dans le n°282...   

     DÉCOUVRIR L'OFFRE D'ABONNEMENT

    Crédit photo : DP

    Portrait de Thomas Willis

     

    http://www.afd.asso.fr/diabete-actus/equilibre-le-magazine/les-anciens-numeros/none-0

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Le 16 novembre 2016 à 18h aura lieu notre dixième visioconférence sur le thème : "  Pratiquer une activité physique avec une pompe à insuline ”. Envoyez-nous dès maintenant vos questions  !

    • Comment prévenir l'hypoglycémie avant une activité physique ?
    • Comment régler ma pompe si mon activité physique dure plus d'une demi-journée ?
    • Comment faire avec la pompe si je pratique un sport nautique ?

     

    Le Docteur Franc, endocrinologue au Centre hospitalier Sud francilien (Corbeil-Essonnes), répondra aux questions en direct le 16 novembre 2016 à 18h.

    Pour participer :  déposez dès maintenant vos questions dans le formulaire sur mapompeainsuline.fr, en précisant dans l'objet du message : " question visioconférence 10 ".

    Parmi l’ensemble des questions envoyées, nous en sélectionnerons une dizaine que nous soumettrons au médecin en direct. Pour être sélectionnée par notre équipe, votre question doit être la plus précise possible et avoir un intérêt pour le plus grand nombre. Il ne s’agit en effet en aucun cas d’une consultation médicale !

    Nous comptons sur votre participation !


    Pour suivre notre dixième vidéo conférence en direct sur la pompe à insuline, rendez-vous le 16 novembre 2016 à 18h.

     

    http://www.afd.asso.fr/actualites/16-novembre-2016-dixieme-visioconference-sante-diabete-sur-mapompeainsulinefr-007124

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire