• L'hypothyroïdie

    L'hypothyroïdie

    L'hypothyroïdie est la conséquence d'une faible production d'hormones par la glande thyroïde, cet organe en forme de papillon situé à la base du cou, sous la pomme d'Adam. C’est une affection qui touche surtout les femmes après 50 ans.

     

    L'influence de la glande thyroïde sur l'organisme est majeure : son rôle est de réguler le métabolismede base des cellules de notre corps. Elle contrôle l’énergie musculaire, l’humeur, la concentration, la température du corps, etc. Elle détermine ainsi la vitesse du « moteur » qui fait fonctionner nos cellules et organes. Chez les personnes présentant une hypothyroïdie, ce moteur fonctionne au ralenti.

    Au repos, l’organisme consomme de l’énergie pour maintenir en activité ses fonctions vitales : circulation sanguine, fonctionnement du cerveau, respiration, digestion, maintien de la température du corps. C’est ce qu’on appelle le métabolisme de base, qui est en partie contrôlé par les hormones thyroïdiennes. La quantité d’énergie dépensée varie d’un individu à l’autre selon la taille, le poids, l’âge, le sexe et l’activité de la glande thyroïde.

    Au Canada, environ 1 % des adultes souffrent d'hypothyroïdie, les femmes étant 2 à 8 fois plus touchées que les hommes. La prévalence de la maladie augmente avec l’âge, pour atteindre plus de 10 % après 60 ans14.

    L’hypothyroïdie congénitale ou néonatale

    Chez environ 1 bébé sur 4 000, l’hypothyroïdie est présente dès la naissance, en raison d’une malformation ou d’un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Si elle n’est pas traitée, l’hypothyroïdiecongénitale a des conséquences graves sur le développement physique et mental de l’enfant. Heureusement, au Canada comme dans les autres pays développés, cette maladie est systématiquement dépistée chez tous les nouveau-nés, grâce à un test sanguin mis au point au milieu des années 1970 par des chercheurs canadiens. Ce dépistage permet d’instaurer un traitement dès les premiers jours de vie pour prévenir les conséquences irrémédiables de la maladie1.

    Les hormones thyroïdiennes sous contrôle

    Les 2 principales hormones sécrétées par la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine). Toutes deux comprennent le terme « iodo », car l'iode est indispensable à leur production. La quantité d’hormones produites est sous le contrôle d'autres glandes, situées dans le cerveau : l’hypothalamus et l’hypophyse. C’est l'hypothalamus qui commande à l'hypophyse de produire l'hormone TSH (pour thyroid stimulating hormone). À son tour, l’hormone TSH stimule la thyroïde pour qu’elle produise les hormones thyroïdiennes, dont la T3 et la T4.

    On peut détecter une hypoactivité ou une hyperactivité de la glande thyroïde en mesurant le taux de TSH dans le sang. En cas d’hypothyroïdie, le taux de TSH est élevé, car l’hypophyse réagit au manque d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4) en sécrétant davantage de TSH. Par ce moyen, l’hypophyse tente de stimuler la thyroïde pour qu’elle produise plus d’hormones. En situation d’hyperthyroïdie (lorsqu'il y a trop d’hormones thyroïdiennes), l’inverse se produit : le taux de TSH est bas parce que l’hypophyse perçoit l’excès d’hormones thyroïdiennes dans le sang et cesse de stimuler la glande thyroïde. Même au tout début d’un problème thyroïdien, le taux de TSH est souvent anormal.

    Causes

    Au Canada, avant les années 1920, la carence en iode était la principale cause d'hypothyroïdie. L’iode est un oligoélément minéral nécessaire à la vie et à la production des hormones thyroïdiennes T3 et T4. Depuis qu'on ajoute de l'iode au sel de table - pratique née au Michigan en 1924 en raison des nombreux cas d'hypothyroïdie -, cette carence est rare dans les pays industrialisés. Cependant, selon des estimations de l’Organisation mondiale de la Santé, près de 2 milliards d’individus sont encore à risque de carence en iode12. Cela reste la 1re cause d’hypothyroïdie dans le monde.

    De nos jours, les principales causes d'hypothyroïdie dans les pays industrialisés sont les suivantes :

    • Une thyroïdite de Hashimoto. Cette maladie auto-immune provoque la destruction de la glande thyroïde par le système immunitaire. Les scientifiques ne peuvent expliquer ce qui déclenche cette maladie. Elle apparaît parfois à la suite d’un stress ou d’une infection virale, chez des personnes qui y seraient prédisposées.
    • Un traitement qui altère la glande thyroïde. Un traitement à l'iode radioactif pour soigner une hyperthyroïdie ou une chirurgie pour enlever la glande thyroïde (en raison d'un nodule, d'une tumeur ou d'un cancer à la thyroïde) engendre une hypothyroïdie permanente dans environ 80 % des cas. Aussi, un traitement de radiothérapie au cou cause une hypothyroïdie passagère dans environ 50 % des cas, et une hypothyroïdie permanente dans environ 25 % des cas.
    • Une thyroïdite post-partum. Chez 8 à 10 % des femmes, une réaction auto-immune contre la thyroïde peut se déclencher quelques semaines à quelques mois après l’accouchement15. On parle alors de thyroïdite « post-partum ». Dans 40 % des cas, cette thyroïdite entraîne une hypothyroïdie, dont les symptômes sont plus ou moins marqués. Ils sont le plus souvent transitoires.

    D’autres causes plus rares
    - Certains médicaments. Le lithium, par exemple, utilisé contre certains troubles psychiatriques, ou l’amiodarone, prescrit contre les troubles du rythme cardiaque, peuvent entraîner une hypothyroïdie.
    - Une anomalie congénitale de la glande thyroïde, c’est-à-dire présente dès la naissance. Il arrive que la glande ne se développe pas normalement, ou encore qu’elle fonctionne mal. Dans ce cas, l’hypothyroïdie est dépistée quelques jours après la naissance grâce au test sanguin systématique.
    - Un mauvais fonctionnement de l'hypophyse, la glande qui régule la thyroïde par l'hormone TSH (représente moins de 1 % des cas).
    - Une infection bactérienne ou virale à la glande thyroïde.
    - Voir les sections Personnes à risque et Facteurs de risque.

    Complications possibles

    Non traitée, la maladie peut avoir des conséquences graves à long terme. Chez l'adulte, unmyxoedème, une forme grave d'hypothyroïdie, peut survenir. Les symptômes du myxoedème sont un visage bouffi, une coloration jaune et une sécheresse de la peau, qui semble épaissie. Dans les cas graves, certaines conditions (une infection, le froid, un traumatisme, une chirurgie, etc.) peuvent entraîner une perte de conscience ou un coma « myxoedémateux ». En outre, des études laissent croire que les personnes en état d’hypothyroïdie depuis plusieurs années sont plus à risque demaladies cardiovasculaires.

    Chez l'enfant non traité, on observe des retards importants de croissance et de développement intellectuel irréversibles, appelés communément crétinisme. Un traitement adéquat entrepris rapidement permet généralement d'éviter les complications et les séquelles.

    Lire la suite de cet article :

    http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=hypothyroidie_pm

    « Se soigner avec les huiles essentiellesLe 17 janvier 2014 »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :