• Des chercheurs présentent à Lille des résultats uniques au monde contre le diabète

    RECHERCHE Une équipe lilloise a obtenu d'excellents résultats sur le long terme contre le diabète de type-1, avec la greffe d'Îlots de Langhérans...

    Îlots de LanghéransÎlots de Langhérans - Julie Kerr-Conte / Université de Lille / Inserm

    Olivier Aballain

    Cette greffe redonne durablement espoir à certains patients diabétiques. Deux chercheurs de Lille, les professeurs Marie-Christine Vantyghem et François Pattou (Inserm-université de Lille-CHRU), ont présenté ce mardi les résultats d’une étude unique au monde portant sur la greffe d’îlots de Langherans.

    Leur réussite tient à la durée de l’étude, dans laquelle certains patients ont été suivis avec succès pendant dix ans après la greffe.

    Dix pour cent des cas de diabète dans le monde

    Ces « îlots » de Langherans, qui mesurent moins d’un demi-millimètre de diamètre, sont de petites usines à insuline, l’hormone qui permet de réguler le taux de sucre dans l’organisme. La greffe permet de rétablir cette fonction de régulation chez les diabétiques dits « de type-1 », qui représentent 10 % des cas de diabète en France et dans le monde.

    Le diabète de type-1, provoqué par la destruction irréversible des îlots, frappe entre 6 et 25 ans. Les patients doivent ensuite surveiller très régulièrement leur taux de sucre dans le sang (la glycémie), sous la menace de complications allant jusqu’à l’infarctus, ou le coma.

    « Nous avons greffé 55 patients en douze ans, explique François Pattou, et 80 % d’entre eux ont des îlots qui fonctionnent encore ». La greffe permet de s’affranchir totalement des injections d’insuline, ou de les espacer, et d’éviter les variations importantes.

    Plus besoin d’injections externes d’insuline

    « Nous nous adressons à des patients à un stade avancé de la maladie, explique François Pattou. La greffe implique un traitement anti-rejet [pour éviter que l’organisme n’attaque ce qui a été implanté], qui peut avoir des effets secondaires lourds ». Pour chaque greffe, environ 500.000 îlots, prélevés sur un donneur décédé, sont envoyés dans une veine du foie, où ils restent ensuite implantés (c’est ce qu’on appelle une thérapie cellulaire).

    Il existe déjà de nombreux centres de greffe dans le monde, mais la force des Lillois est de présenter un suivi sur le long terme. Ainsi, presque 50 % des patients (10 sur 21) n’avaient toujours plus besoin d’injections d’insuline après 5 ans, selon une étude menée par Marie-Christine Vantyghem.

    Le savoir-faire des équipes nordistes s’exprime surtout, selon François Pattou, dans l’opération de séparation des îlots de Langherans du pancréas. « C’est comme retirer tous les petits raisins d’une brioche, sans les abîmer », résume le chercheur lillois.

    La prochaine étape est d’obtenir le remboursement de la greffe par l’assurance maladie, pour rendre le traitement accessible à plus grande échelle d’ici trois ans. Selon François Pattou, environ 100 à 200 diabétiques pourraient bénéficier d’une greffe d’îlots, par an, en France.

     

    http://www.20minutes.fr/lille/2039235-20170328-chercheurs-presentent-lille-resultats-uniques-monde-contre-diabete

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