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  • Les 28 et 29 janvier se tiendra dans la capitale britannique Space to Breathe, une série d’événements culturels et artistiques sur le thème de la pollution de l’air. Si vous êtes dans le coin, allez-y jeter un œil. 

    Mary Poppins in Air Pollution Protest in London over Westminster (©Somersethouse)

     

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    Convention pied diabétique

    Depuis longtemps à l'avant-garde dans le traitement pluri-disciplinaire des affections du pied liées au diabète, notre service a été l'un des premiers centres belges reconnu par l'INAMI comme clinique de référence de 3ème ligne dans le cadre de la convention INAMI du "pied diabétique".

    Qu'est-ce que le "pied diabétique"?

    Le "pied diabétique" désigne l'ensemble des affections atteignant le pied qui sont directement liées aux répercussions du diabète. Celles-ci sont de trois ordres: neurologiques (atteintes des nerfs), artérielles (mauvaise circulation du sang) et infectieuses. Ces affections fragilisent le pied et c'est ainsi que des plaies qui sont souvent secondaires à des traumatismes mineurs (typiquement "le mal perforant") peuvent, si elles ne sont pas rapidement prise en charge, mener à des amputations. Le traitement consiste à décharger efficacement la plaie du poids du corps et à assurer des soins locaux adéquats. Il est également nécessaire d'évaluer le statut vasculaire et de traiter efficacement l'infection.

    La convention du pied diabétique

    Un arrêté royal de 2004 a défini la convention des "cliniques curatives du pied diabétique de troisième ligne". Huit centres francophones ont été reconnus, dont le service d'endocrinologie de l'hôpital Erasme. Ces centres regroupent un diabétologue, un chirurgien (vasculaire, plastique ou orthopédique), un podologue, un infirmier et un chausseur orthopédique qui assurent aussi bien la prévention que le traitement du pied diabétique, dans un cadre pluri-disciplinaire. L'objectif étant de réduire de moitié le nombre d'amputation, le patient devrait y être référé le plus tôt possible afin d'augmenter ses chances de guérison. Aller sur la page de la convention du pied diabétique sur le site de l'INAMI .

    Le dépistage du pied à risque

    Mieux vaut prévenir que guérir... C'est pourquoi notre service accorde une grande importance au dépistage du pied diabétique à risque. Ce dépistage permet de mettre en évidence des complications silencieuses du diabète au niveau des pieds et, le cas échéant, de conseiller le patient afin que toutes les mesures soient prises afin éviter la survenue de plaies dans le futur. Les patients diabétiques sont adressés à la consultation de dépistage du pied diabétique directement par leur médecin traitant ou leur diabétologue. Bien que le dépistage est obligatoire une fois par an pour les patients dans la convention du diabète, il est recommandé de faire des dépistages plus fréquents chez les patients à haut risque (3 ou 4 fois par an). Notre consultation de dépistage est ouverte 4 jours 1/2 par semaine.

    > Prendre rendez-vous en consultation

     

    https://www.erasme.ulb.ac.be/fr/services-de-soins/services-medicaux/endocrinologie/convention-pied-diabetique

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    VOIR LA VIDEO SUR  http://www.allodocteurs.fr/

    Les premiers mots de Philippe Croizon après son exploit sur le Dakar

    • Vous venez tout juste de rentrer de Buenos Aires, après avoir terminé la 48e édition du rallye raid Dakar. Vous avez réalisé un exploit, celui d'avoir terminé la course ! C'était une édition très difficile. Quel est votre sentiment aujourd'hui ?

    Philippe Croizon : "Oui, c’était très difficile. Déjà dans la deuxième spéciale je prends une claque monumentale. Le regarder à la télé, c'est une chose, se dire « ouah c’est beau, c’est chouette, c’est un rêve, c’est super, allez on y va », et de le vivre, c’est deux choses totalement différentes. Là, on prend une claque. On se dit « ouah mais qu’est-ce que je fais là ?? », et tous les jours on se demande « qu’est-ce que je fais là ? » et quand c’est terminé on se dit « ah zut c’est déjà fini ! »."

    • Qu'est-ce qui a été le plus dur ? Je sais que vous avez commencé dans un réfrigérateur déjà…

    Philippe Croizon : "Oui, là ça fait peur. La première étape, pas de problème. La deuxième étape on a un problème d’alternateur, plus d’électricité dans la voiture. Et on arrive au check-point 2, je suis allongé dans le camion frigo. Parce que j’arrive au 2e check-point et il fait 66° à l’intérieur de l’habitacle. Je ne me sens vraiment pas bien, j’ai du mal à respirer. On s’arrête et on décide de laisser passer tous les camions parce que c’est vraiment dangereux et je suis vraiment pas bien… Ils me disent « Bon, on va te mettre dans le frigo et ils me balancent dans le camion, et le médecin vient me voir pour voir si tout va bien, il me dit d'aller 45 minutes pour faire redescendre la température »."

    • Qu'est-ce qu’il y avait d’encore plus compliqué pour vous du fait de votre handicap ?

    Philippe Croizon : "Le plus dur c’est vraiment la chaleur, l’humidité. Je suis quelqu’un qui se déshydrate très vite, du fait qu’il manque quelques morceaux, et j’ai eu un choc électrique. Et, aujourd’hui la moindre chaleur que je subis, le corps s’en rappelle donc il met la clim en route, mais il ne sait pas réguler donc il envoie il envoie, il transpire, il transpire… Donc j’ai bu des litres et des litres d'eau, on m’arrosait carrément, dans la combinaison, à chaque fois que je m’arrêtais à un check-point, on me balançait des bouteilles d’eau sur le corps pour le faire refroidir.

    "Je n’ai pas souffert de l‘altitude par rapport à mon copilote. Il a eu mal à la tête, il ne se sentait pas bien. En haut de la Cordillère des Andes, il a voulu sortir pour prendre une photo, il est rentré et a dit « non, je vais me rasseoir » ! Il était cuit."

    • Y avait-il d’autres sportifs handicapés sur la course ?

    Philippe Croizon : "Oui, il y avait d’autres personnes… Il y a un Espagnol en camion qui est paraplégique, il y avait aussi deux autres paraplégiques en voiture. Ca veut dire que ça évolue. La technique avance. Ça veut dire qu’on peut avoir nous aussi des idées, des envies et se dire on peut le faire, alors on y va et on monte une équipe, on avance."

    • Vous avez aussi traversé la Manche à la nage. Quel est le défi le plus difficile ?

    Philippe Croizon : "Pour moi, la Manche, ça restera l’épreuve ultime, l’épreuve qui a changé ma vie, vraiment. En plus ce sont mes deux garçons qui m’avaient découvert après la traversée… Mais le Dakar, ce qui est dur, c’est la concentration : 12 à 13 heures de pilotage en restant concentré sur la piste, à regarder au près, à droite, à gauche… Quand j’arrivais au bivouac le soir, ou dans la nuit, comme une fois à 4h30 du matin, mon copilote éteignait le moteur, et moi je m’éteins. On me sort de la voiture, on me met dans la douche, on me met un plateau repas, et je vais me coucher. Je dors. Trois heures de sommeil, et on repart pour 700 kilomètres."

    • Que faites-vous depuis que vous êtes rentré ? Vous dormez ?

    Philippe Croizon : "Oui, je dors ! Et Suzanna aussi, ma compagne. On est tous les deux à la maison, on travaille un petit peu, on essaie de rattraper les 600 mails en retard. Je fais deux heures et d’un seul coup, je dis « je vais dormir »."

    • Vous avez été extrêmement médiatisé durant tout ce Dakar, il y a eu des articles dans toute la presse. Il n’y a pas eu de jalousie de la part de certains coureurs ?

    Philippe Croizon : "Non. J’ai été voir à peu près tout le monde sur le bivouac, il y avait une bonne ambiance. Après, j’ai peut-être fait un petit peu d’ombre à de grosses écuries. Pour moi, l’essentiel était de vivre mon aventure avec l’équipe, avec tous ceux qui étaient là. C’était encore une fois faire passer un message, dire que tout est possible, que l’impossible c’est juste une seule personne : juste nous."

    • Quel sera votre prochain exploit ?

    Philippe Croizon : "Là, c’était de dormir ! J’ai aimé la course automobile, j’ai aimé le Dakar. Donc, peut-être rendez-vous l’année prochaine. Il y a des pistes qui sont ouvertes, on verra ce que ça va donner."

    • Et l'espace ?

    Philippe Croizon : "Ah là… Si Richard Branson nous entend… Je veux bien être le premier rendu dans l’espace. Tout se tente ! À partir du moment où on a une envie, pourquoi se fixer des limites ?! Quand j’ai eu l’idée du Dakar, il a fallu trouver des financements…"

    • Puis le directeur n’était pas tellement d’accord…

    Philippe Croizon : "C’est normal, il a eu un réflexe humain : quand un mec qui n’a pas de bras et pas de jambes vient vous voir et vous dit « je veux faire le Dakar », l’épreuve la plus dure du monde en rallye-raid, le réflexe c’est de dire « non, tu ne peux pas. Je te connais, je sais que tu as traversé la Manche, que tu as relié cinq continents à la nage, mais tu ne peux pas faire le Dakar ».

    J’ai demandé à le rencontrer, j’ai préparé mon dossier. On s’est retrouvé au restaurant, et il m’a dit « NON, NON, tu ne feras pas le Dakar ! » Et j’ai parlé pendant une demi-heure, et à la fin de la demi-heure, il m’a dit « tu as besoin de quoi ? » Et l’aventure était lancée.

    Je lui ai donné ma liste. En haut, il y avait écrit « une lettre de soutien d’Etienne Lavigne », il m’a dit « ok, c’est parti »."

    • Vous en avez profité pour demander votre compagne en mariage ?

    Philippe Croizon : "Oui, sur le podium. J’ai demandé à mon équipe de trouver une boîte vide dans les immeubles autour, j’ai piqué l’alliance du cadreur. Ça s’est fait à l’arrache, mais là encore, tout est possible."

     

    http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/handicap/les-premiers-mots-de-philippe-croizon-apres-son-exploit-sur-le-dakar_21438.html#xtor=EPR-1000002224

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  • consoGlobe vous propose ici un résumé des questions fréquemment posées sur la spiruline, et vous apporte les réponses !

    Cette page a pour vocation d'être complétée en temps réel, au fur et à mesure, en fonction de vos questionnements. 

    Aussi, n'hésitez pas à contacter le service client si vous avez le moindre doute, ou si vous recherchez une information qui n'est pas reprise ici.

     

    Comment est cultivée la spiruline ?

    Si elle se développe naturellement dans des lacs en Inde, au Mexique ou en Afrique, la spiruline propre à la consommation européenne doit être cultivée dans des bassins d'eau douce, peu profonds (avec une eau alcaline dont la température est maintenue à 30-35°), protégés de la pollution extérieure dans des structures adaptées. Les producteurs français ont développé un véritable réseau de sites de production artisanaux performants, dont est issue une spiruline d'excellente qualité.

    Certains producteurs la cultivent en bio-propagateurs, c'est à dire en milieu totalement fermé, dans des tubes de verre, qui lui garantissent une qualité supérieure, au goût plus prononcé.

     

    Comment est-elle produite, et sous quelle forme peut-on la trouver ?

    La spiruline, une fois récoltée et filtrée, forme une pâte qu'on appelle "biomasse". Cette pâte sera filtrée, puis essorée, pour être ensuite poussée au fond d'un cylindre en inox: elle en ressortira sous forme de "spaghettis", qui ont un contact plus important avec l'air, et qui perdront leur humidité.

    Ensuite, en les plaçant dans une chambre noire pendant plusieurs heures, où la température va atteindre 45°, les spaghettis sècheront en se craquelant: elles pourront ensuite être cassées à la main pour former des paillettes.

    La spiruline peut être commercialisée sous cette forme, ou être transformée en poudre, ou en comprimés.

     

    Quels sont les bienfaits de la spiruline ?

    Nous ne vous citerons que les principaux, tant les vertus de cette algue sont nombreuses !

    • elle participe au renforcement du système immunitaire
    • elle apporte des effets anti-âge et anti-oxydants, grâce notamment à la quantité importante de chlorophylle, de phycocyanine, de carotène, de sélénium et de zinc qu'elle contient
    • elle favorise la baisse du cholestérol, en stimulant la lipoprotéine lipase, enzyme clé dans le métabolisme des triglycérides et des lipoprotéines
    • elle aide à diminuer la pression artérielle et l'hypertension
    • elle permet de récupérer après un effort physique, grâce notamment à son apport en fer, en vitamine B12 et en bêta-carotène
    • elle a une action fortifiante sur les cheveux: ses protéines vont en effet favoriser la synthétisation de la kératine et accélérer la croissance des cheveux.

     

    Pourquoi la spiruline consoGlobe n'a pas la dénomination BIO ?

    Tout simplement parce que la réglementation européenne nous en empêche ! (règlement CE 834/2007 et CE 967/2008). En effet, les micro-algues (spiruline et chlorelle en tête) n'entrent dans aucune des catégories définies par les instances règlementaires européennes pour lesquelles il existe un cahier des charges permettant l'obtention du label "Bio".

    Ce qu'il faut savoir, c'est que la spiruline 100% naturelle produite en France est naturellement bio, car elle est cultivée sans aucun ajout chimique ou artificiel. 

    Retrouvez ici la position de la Fédération des Spiruliniers de France sur la spiruline "biologique".

     

    A t-elle des effets secondaires et des contre-indications médicales ?

    La spiruline est un complément alimentaire, et comme toute chose, il ne faut pas la consommer en excès.

    Vous n'obtiendrez aucun bénéfice supplémentaire à prendre des sur-doses.

    Chaque organisme peut réagir différemment aux nombreux apports de la spiruline: sa richesse en fibres, par exemple, peut désorganiser le transit. Il est donc conseillé, pour habituer votre organisme, à commencer la cure par des doses restreintes (1 ou 2 comprimés par jour au début, puis augmentez progressivement la prise d'un comprimé par semaine par exemple)

    Des professionnels se penchent sur les effets de la spiruline sur la coagulation du sang: elle pourrait effectivement aider à le fluidifier, à l'image de l'aspirine. Elle serait donc déconseillée aux personnes sous traitement anti-coagulant. Nous vous invitons donc à demander conseil auprès de votre médecin avant de commencer à prendre de la spiruline, si vous êtes concerné.

    http://boutique.consoglobe.com/content/9-questionsreponses-spiruline

     

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  • Sous l’impulsion de parents d’élèves, la mairie de Strasbourg va remplacer progressivement les barquettes en plastique des cantines scolaires par de la vaisselle réutilisable. Moins de déchets, une nuisance sanitaire en moins. D’autres grandes villes sont appelées à reproduire ce bon geste.

    • Strasbourg (Bas-Rhin), correspondance

    « Nous avons fait le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables ». Tel est désormais l’engagement de l’adjointe au maire en charge de l’Éducation, Françoise Buffet (divers gauche), sur l’avenir de la restauration scolaire à Strasbourg.

    Françoise Buffet a fait cette déclaration jeudi 12 janvier lors d’une conférence de presse, en présentant le cahier des charges du marché public de la restauration scolaire que lance la municipalité. Les changements concernent les cantines des écoles strasbourgeoises à partir de la rentrée 2017. Le marché fixe les conditions de notation des entreprises candidates pour nourrir quelque 10.000 enfants.

    Depuis le mois de septembre 2016, des parents d’élèves à Strasbourg tentent de sensibiliser la municipalité à l’opportunité de se débarrasser des barquettes en plastique dans ses cantines. Le renouvellement du marché de la restauration scolaire pour la rentrée 2017 serait l’occasion idéale.

    Le collectif Projet cantines a mis en avant deux aspects. D’une part la réduction des déchets nécessaire, car l’Eurométropole de Strasbourg est engagée dans un projet « territoire zéro déchet » et son incinérateur amianté est à l’arrêt pour plus de deux ans, ce qui engendre des millions d’euros de surcoût de détournement de déchets.

    De l’autre, il voit un risque sanitaire lié au réchauffement du plastique. En effet, tout matériel plastique relargue des molécules chimiques lorsqu’il est chauffé et les jeunes enfants, dont le corps est en formation, sont les plus exposés

    aux perturbateurs endocriniens

     

    , sans que cela ne génère de surcoût, selon Annie Comparat, adjointe au maire chargée des affaires sociales, de la jeunesse et des écoles.

    « Le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables » 

    À coup de lettre ouverte, appels solennels et réunions publiques, les parents strasbourgeois ont eu en partie gain de cause par rapport aux engagements encore flous de septembre ou de novembre, lors du vote d’une délibération de principe.

    « Nous avons fait le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables », a déclaré Françoise Buffet lors de la conférence de presse de jeudi.

    Le cahier des charges fixe des objectifs de remplacement progressif. Le texte demande un remplacement « a minima » de 50 % des barquettes par des contenants réutilisables (vraisemblablement de l’inox) en deux ans et 100 %, « ou être proche », en quatre ans. En août 2021, toutes les cantines de Strasbourg devraient donc utiliser des contenants réutilisables.

    Mais ce critère ne compte que pour 9 points sur 100 dans l’ensemble du marché public. Par comparaison, le prix de la prestation compte pour 40 % de la note finale. Pour Nicole Dreyer (PS), adjointe au maire chargée de la petite enfance, cette répartition de la note permettra à la Ville « de ne pas choisir le moins-disant. »

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    Nicole Dreyer (PS, adjointe au maire de Strasbourg chargée de la petite enfance), à gauche, et Françoise Buffet (divers gauche, adjointe chargée de l’éducation).

    Si cet objectif de remplacement est suivi par l’attributaire et tenu, Strasbourg serait la première grande ville de France à se débarrasser des barquettes en plastique. Pour assurer un suivi, la durée du marché a été abaissée de quatre à deux ans, reconductible une fois. Si en revanche l’objectif de 50 % n’est pas rempli en deux ans, le prestataire pourrait être démis et un nouvel appel à candidatures lancé.

    « Quand les citoyens se mobilisent, ils peuvent faire évoluer les politiques » 

    Pour veiller au respect de ces engagements, un groupe de travail qui associe les parents, les agents de la ville et les élus assurera un suivi. Des représentants du personnel en feront partie, car ces modifications techniques demanderont aussi aux agents de s’adapter. Le ou les prestataires sélectionnés s’y joindront.

    À la lecture de ces conditions, Ludivine Quintallet, du collectif Projet cantines, se dit « vigilante » sur l’application : « On est globalement satisfaits par cette clause de remplacement et par la mise en place du groupe de travail, qui permettra un contrôle citoyen. Mais quatre ans pour une question de santé publique, c’est trop long. On attend du groupe de travail qu’il permette d’avancer plus vite sur cette question. Lorsque le maire nous a reçu fin décembre, il a souligné sa volonté de mettre Strasbourg en pointe sur ce sujet pour fédérer dans d’autres villes, autour de médecins et de chercheurs. »

    Pour Laura Chatel, chargée de mission chez Zero Waste France, le choix de Strasbourg doit faire des émules en France : « On se félicite de cette décision qui fixe un objectif clair de 100 % réutilisable et un calendrier précis. Nous espérons maintenant que les entreprises qui répondront à l’appel d’offres joueront le jeu et sauront faire preuve de créativité et d’ambition pour répondre à cet objectif. L’exemple strasbourgeois démontre en tout cas que quand les citoyens se mobilisent, ils peuvent faire évoluer les politiques vers une meilleure prise en compte des enjeux de santé et d’environnement. Nous espérons que cette décision inspirera d’autres collectivités, qui n’ont souvent pas encore identifié ce sujet comme un problème. »

    L’enjeu pourrait être décliné dans la restauration d’entreprises, d’administrations et surtout des hôpitaux, comme le demandent des médecins de l’Académie nationale.

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    D’autres organismes de restauration collective pourraient emboîter le pas de la ville de Strasbourg.

    Les entreprises de restauration collective ont désormais 54 jours pour candidater aux marchés de la ville de Strasbourg. Une commission avec des élus de toutes les sensibilités politiques et les services noteront les offres avant de retenir un ou plusieurs prestataires fin mai ou début juin.

     

    http://reporterre.net/La-fin-des-barquettes-en-plastique-dans-les-cantines-est-decidee-a-Strasbourg

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  • La mise sur le marché des néonicotinoïdes, fatals aux populations de pollinisateurs, a été possible à cause de tests inadaptés. Si les autorités sanitaires européennes ont mis en place une nouvelle méthodologie, les États-membres ne la font pas respecter.

    De mémoire d’apiculteur, on n’a jamais vu cela. En 2016, les ruches françaises n’ont produit que 9.000 petites tonnes de miel, encore moins qu’en 2014, pourtant considérée comme « pire année de l’apiculture française », par l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française). Alors que nous sommes au cœur de l’hiver, les ruches dorment. Mais la question au printemps sera comme chaque année la même : combien de pertes ? Elles s’établissent désormais autour de 30 % en moyenne tous les ans. Quant à la production de miel en France, elle a été divisée par trois en 20 ans.

    Pourquoi ce déclin ? C’est la question sur laquelle planche la science. Au rang des coupables : les maladies, les parasites, et… les pesticides. Parmi ceux-là, Reporterre vous a déjà raconté pourquoi les néonicotinoïdes, les pesticides les plus utilisés dans le monde, sont considérés comme particulièrement dangereux. L’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) demandait en janvier 2016 un renforcement de leurs conditions d’utilisation. Un groupe de scientifiques internationaux, la Task Force on Systemic Pesticides (ou « force d’intervention sur les pesticides systémiques »), a conclu qu’une exposition « faible ou aiguë » rendait les pollinisateurs « très vulnérables ».

    Mais comment a-t-on pu autoriser des produits aussi dangereux que ces pesticides ? « Force est de constater que si les tests d’évaluation étaient parfaits, on n’aurait pas tous ces problèmes », regrette Jean-Marc Bonmatin, chercheur en biophysique moléculaire au CNRS, qui participe à la Task Force.

    « Les compagnies phytosanitaires sont énormément intervenues dans la définition des tests à faire »

    Pour comprendre, il faut monter au niveau européen. Car c’est là que se déroulent l’évaluation et l’homologation des « substances actives » des pesticides, c’est-à-dire les molécules agissant contre les nuisibles que veulent éliminer les pesticides : mauvaises herbes, insectes, champignons, parasites.

    A priori, pas de quoi s’inquiéter, une directive de l’Union européenne précise qu’une substance active ne peut être autorisée que si elle « entraînera une exposition négligeable des abeilles » ou « n’aura pas d’effets inacceptables » sur les colonies. Pour vérifier cela, l’entreprise qui souhaite mettre un pesticide sur le marché doit effectuer une série de tests et fournir les résultats aux experts de l’Efsa (l’Autorité européenne de sécurité des aliments). Ceux-ci évaluent alors des risques, et font un rapport. C’est ensuite à la Commission européenne et aux États membres de décider si cette substance pourra être autorisée, et dans quelles conditions.

    « Le problème est que le test aujourd’hui obligatoire ne prend en compte que la toxicité aiguë, donc à une seule forte dose par voie orale et par contact, explique Noa Simons, vétérinaire, écotoxicologue, et conseillère scientifique pour Beelife, la coordination européenne des syndicats d’apiculteurs. Mais ce n’est pas une méthodologie valable pour évaluer les pesticides systémiques, car les abeilles y sont exposées par de multiples voies, plusieurs fois, à petites doses », poursuit-elle.

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    Le siège de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, à Parme, en Italie.

    Pourquoi les tests sont-ils inadaptés ? On pourrait penser que, tout simplement, on ne savait pas que les pesticides systémiques pouvaient menacer les pollinisateurs. « Sauf que, depuis qu’on les utilise, des centaines d’articles ont montré que les pesticides systémiques exposent les abeilles à long terme et ont des effets sur l’immunité, la reproduction, ou le vol de retour à la ruche. Des fonctions vitales sont atteintes », dit Jean-Marc Bonmatin. Il faudrait donc que les tests prennent en compte ces données nouvelles. « Mais les compagnies phytosanitaires sont énormément intervenues dans la définition des tests à faire, reprend le professeur. Et elles ne veulent faire que le minimum du minimum. »

    Face à cette situation, Beelife a dénoncé le poids de l’industrie des pesticides dans les décisions européennes concernant les abeilles. Dans un rapport de 2010, elle montrait que 6 des 17 experts mandatés par l’Union européenne sur ces questions étaient directement issus du secteur industriel.

    Un avis dont, une fois n’est pas coutume, l’Europe a tenu compte. « Les données scientifiques concernant la mortalité des abeilles ont suggéré que les méthodes d’évaluation étaient incomplètes, en particulier pour les pesticides systémiques », déclare aujourd’hui poliment l’Efsa à Reporterre.

    La voie la plus efficace aujourd’hui semble encore celle du politique 

    Les experts de l’agence se sont donc mis au travail, et à la grande satisfaction des défenseurs des abeilles, ont proposé de nouveaux tests en 2013. L’exposition chronique est prise en compte, de même que les pollinisateurs sauvages ou les larves. L’agence européenne a commencé à appliquer les nouveaux critères il y a un an.

    Du coup, le syndicat des industriels des pesticides ne décolère pas. « Ces demandes sont irréalistes, la Commission européenne a cédé aux pressions politiques des ONG, assure Euros Jones, directeur des affaires réglementaires à l’European Crop Protection Association (ECPA, l’Association européenne pour la protection des plantes). Pour faire tous ces tests, on a calculé qu’il nous faudrait une surface supérieure à celle de Malte ! Cette année, même un extrait d’origan pour le bio a été refusé sous prétexte qu’on n’était pas sûr qu’il ne présentait pas de danger pour les abeilles. On ne pourra plus jamais rien faire enregistrer ! » « Il y a des dangers identifiés, c’est vrai, poursuit-il. Mais on peut les contrôler. C’est comme la voiture, on met la ceinture pour minimiser les risques, on ne la laisse pas au garage. »

    Beelife rappelle de son côté qu’évaluation et homologation sont bien séparées. Les décideurs politiques peuvent parfaitement autoriser un pesticide, même si le rapport de l’Efsa le considère dangereux pour les abeilles. « C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour les néonicotinoïdes », rappelle Noa Simons. Par ailleurs, Beelife précise que des tests complets sont surtout une occasion de bien étudier un pesticide, et donc de mieux préciser dans quelles conditions il peut être utilisé, avec quelles précautions.

    Surtout, cette nouvelle méthodologie est encore loin d’être officiellement adoptée par l’Union européenne. « La nouvelle méthodologie est tellement complète que les États-membres ont eu peur ! » En trois ans, aucune décision n’a été prise. Les nouveaux tests sont bien réalisés, mais ils ne sont pas contraignants pour les compagnies phytosanitaires.

    La voie la plus efficace aujourd’hui semble encore celle du politique, qui peut interdire les pesticides dangereux a posteriori. Si le moratoire sur les néonicotinoïdes reste partiel, « des gouvernements, comme en France, disent qu’il faut que ça bouge, note Jean-Marc Bonmatin. Mais, force est de constater qu’aujourd’hui il y a une espèce de retournement : pour retirer un produit qui a un impact inacceptable pour l’environnement, la charge de la preuve — une preuve solide, de plusieurs centaines d’études —, revient à la société. Le principe de précaution n’est pas du tout appliqué », regrette-t-il.

    Et cela, dans le cas des abeilles comme du reste. Car il a été démontré que les pesticides sont aussi dangereux pour les humains que pour d’autres animaux. Va-t-on repenser les tests sur ces sujets-là ? Noa Simons soupire : « Non, la seule méthodologie que l’on a essayé de changer pour l’instant est celle concernant les abeilles. »

     

    http://reporterre.net/Les-nouveaux-tests-d-evaluation-des-pesticides-ne-sont-pas-appliques

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